Résumé

Georges Guibal Le siège et le bombardement de Strasbourg… (1870)

Sans doute, messieurs, il serait téméraire de prétendre deviner l'avenir ; mais on peut l'affirmer, notre noble et malheureux pays n'aura point à envier à l'Allemagne les destinées que son aveuglement lui prépare. L'Allemagne atteint ou semble atteindre la réalisation d'un rêve qu'elle a poursuivi avec toute l'obstination implacable des imaginations germaniques; elle arrive à l'unité, mais c'est l'unité par la force, l'unité au profit du césarisme, l'unité
au profit du despotisme militaire.
Source : Gallica

Georges Guibal Le siège et le bombardement de Strasbourg… (1870)

Aujourd'hui la Prusse représente la force masquée sous je ne sais quel mysticisme machiavélique; la France doit représenter la liberté armée pour la défense du droit.
Le soir de la canonnade de Valmy, un grand penseur qui appartenait encore plus à l'humanité qu'à l'Allemagne, Gôthe, dit aux officiers prussiens qui l'entouraient et ne le comprirent pas : « Aujourd'hui commence une nouvelle ère du monde : vous pourrez dire que vous en avez vu l'avénement. » Messieurs et vous surtout nobles et vaillants jeunes gens, qui demain peut-être serez appelés à défendre.
Source : Gallica

Georges Guibal Le siège et le bombardement de Strasbourg… (1870)

La meilleure et la plus précieuse consolation nous est, pendant ces jours de deuil, venue de la Suisse. Au milieu des atrocités de la guerre, rien ne fait autant de bien que la pensée d'une conduite inspirée par l'humanité, le dévouement, la charité chrétienne. Libre et républicaine, la Suisse est heureuse et a montré qu'elle est digne de l'être. Elle a protesté contre ce non-sens machiavélique qui semble dispenser les peuples de la reconnaissance ; elle s'est rappelée qu'à je ne sais plus quelle époque du moyen âge, Strasbourg avait secouru Bâle, désolée par un tremblement de terre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature