Louis-Vivant Lagneau, Journal d'un chirurgien de la Grande-Armée… (1913)
“ Nous allons à Schlettstadt, petite ville forte, ayant toujours garnison, et où beaucoup d'anciens militaires de tous grades se retirent en sortant du service, parce que les vivres y sont fort bon marché, abondants et faciles à se procurer. C'est, du reste, un avantage dont jouit toute l'Alsace. Mais les vieux soldats ont, dans les villes de guerre, de plus l'agrément d'entendre souvent le tambour ou la trompette et d'y voir des revues, des manœuvres, des soldats enfin, qui leur rappellent leur jeunesse. ”
