Paul Gaultier

Élements biographiques

Paul Gaultier Revue des Deux Mondes

Dieu n’est, d’ailleurs, le terme que parce qu’il est le créateur : il n’est à la fin que parce qu’il est au principe. De ces hauteurs, aussi bien, la philosophie de la contingence prend tout son éclat et gagne toute sa signification. Il n’y a, en effet, pour la suivre jusqu’au bout, de contingence dans le monde et de liberté dans l’homme que parce que le monde et l’homme sont issus tous deux de l’acte souverainement libre d’une volonté chez qui, à l’inverse de la nôtre, le pouvoir égale le vouloir. Le monde entier n’est pas, en retour, sans présenter un reflet de la divinité.
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Paul Gaultier Les Origines de la barbarie allemande

C’est de bonne foi que ces tueurs de femmes, de vieillards et d’enfans, qui ont semé sur leur passage la mort, la terreur, la ruine et l’incendie, invoquent le droit des gens à leur profit. Bien mieux, quiconque résiste aux volontés de l’Allemagne contrevient au droit en sa personne : il ne peut qu’être justement frappé. C’est en vertu de cet axiome que les pangermanistes prétendent n’avoir jamais voulu la guerre, mais la paix, la paix germanique s’entend, c’est-à-dire la soumission de tous aux volontés allemandes.
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Paul Gaultier Revue des Deux Mondes

C’est l’Allemagne dont il parle, c’est l’Allemagne qu’il désigne ; une fois de plus, elle croyait la France morte : elle ne sentait pas battre son cœur. Et Quinet s’écriait, dans une révolte de son âme : « Eh ! Messieurs, je vous le jure, mon pays n’est pas mort ; il vit, n’en doutez pas ! » Mais d’où lui venait ce sentiment du péril, qui menaçait la France et la civilisation française ? Non pas seulement de son sens historique, ni de ses conversations d’outre-Rhin, mais de la connaissance profonde qu’il avait de l’Allemagne, de ses penseurs et de ses poètes.
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