Résumé

Paul Gaultier Les Origines de la barbarie allemande

C’est de bonne foi que ces tueurs de femmes, de vieillards et d’enfans, qui ont semé sur leur passage la mort, la terreur, la ruine et l’incendie, invoquent le droit des gens à leur profit. Bien mieux, quiconque résiste aux volontés de l’Allemagne contrevient au droit en sa personne : il ne peut qu’être justement frappé. C’est en vertu de cet axiome que les pangermanistes prétendent n’avoir jamais voulu la guerre, mais la paix, la paix germanique s’entend, c’est-à-dire la soumission de tous aux volontés allemandes.
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Paul Gaultier Les Origines de la barbarie allemande

« L’Allemand, écrit-il, doit chercher à parvenir au plus haut sommet. C’est à lui qu’il est réservé d’atteindre à la fin suprême d’achever en soi l’humanité, au but le plus beau qui est de réunir en une couronne tout ce qui fleurit chez les autres peuples. » N’est-ce pas la même foi dans les destinées de la race que trahissent ces paroles de Fichte ? « Le quatrième âge de l’humanité commence, s’écrie-t-il. Ce sera l’âge de la Science. L’Allemagne est le ministre de la Science. » Pour Schelling, enfin, son destin est le destin même de l’humanité.
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Paul Gaultier Les Origines de la barbarie allemande

Autrement dit, le moi crée le monde qui nous environne : ce n’est pas un obstacle qu’il rencontre, c’est une limite qu’il se donne. Absolument libre, avec toute réalité le moi fait toute vérité. De souverain législateur, il est promu au rang de souverain créateur. Il n’est rien qui doive ni qui puisse lui résister, puisque c’est, en fin de compte, de lui que tout dérive. Agir et agir le plus possible est, dès lors, la seule loi, la loi première et ultime qui ne saurait se subordonner à aucune autre pour cette excellente raison qu’il n’y en a point d’autre et qu’elle est tout.
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