Victor Cousin,
Souvenirs d'un voyage en Allemagne
“ Ni l’une ni l’autre ne triomphèrent à Lützen, mais la cause protestante y gagna l’honneur des armes. Wallenstein fit deux fautes : il se tint trop à l’écart du combat, demeurant dans sa litière [2] , et de là donnant ses ordres et guidant ses lieutenans avec une force d’esprit admirable, mais n’animant pas ses troupes en se montrant à leur tête, au moins sur la fin de la bataille, pour disputer obstinément et peut-être arracher la victoire à l’ennemi. Puis, le combat à peine terminé, il laissa si vite le champ de bataille aux Suédois que lui-même il sembla se reconnaître vaincu. ”
