Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling

Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling

Résumé

Portrait de Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling Sur la philosophie de M. Cousin

Quant aux individus, enfin, il y a dans la manière dont se forme leur philosophie à la fois plus de liberté et plus de dépendance. Plus de liberté, en ce que l’individu seul est en possession du libre arbitre, et qu’il peut, malgré son point de départ, qui lui est imposé, diriger lui-même sa pensée, comparer les systèmes, essayer de les combiner et de les concilier, et, s’inspirere des idées et des sentiments purement humains, s’élever jusqu’à un certain point au-dessus des préjugés de nation et d’époque, rapprocher par l’étude les temps et les lieux les plus éloignés.
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Portrait de Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling Sur la philosophie de M. Cousin

Cette tendance des meilleurs esprits de l’Allemagne et de la France, à se rapprocher et à s’entendre, est le fait le plus intéressant de l’histoire de la philosophie de ces derniers temps. Dans ce grand travail d’échange et de conciliation, ce sont les Français, M. Cousin à leur tête, qui montrèrent le plus d’ardeur et de méthode.
Mais voici qu’au milieu de toutes ces communications, de ces studieux efforts pour importer en France des idées étrangères, un cri a retenti : « Vous dénationalisez la philosophie ; il nous faut une philosophie toute nationale, toute française. »
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Portrait de Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling Sur la philosophie de M. Cousin

La philosophie complète, objective, absolue est une ; mais il y a autant de philosophies particulières que de penseurs, d’époques et de pays indépendants. Il y en a d’individuelles, de nationales, de temporaires.
Il y a de la fatalité dans la direction que prend la pensée dans tel individu, chez telle nation, à telle époque. Nul système n’est entièrement le produit d’une libre activité ; mille circonstances concourent à le former et à le rendre tel qu’il est. Tout système se forme et se développe sous l’empire de la nécessité.
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