Philosophie allemande

Définition et enjeux

Émile Saisset Revue des Deux Mondes

Il mène la philosophie allemande, si on peut ainsi dire, du subjectif à l’objectif par le subjectif même, du scepticisme au dogmatisme, d’une doctrine tellement timide, qu’elle ose à peine affirmer un être effectif, à cette philosophie ambitieuse qui embrasse dans ses cadres immenses l’histoire de l’humanité et celle de la nature, et prétend, sans mesure et sans réserve, à l’explication universelle des choses.
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La Guerre allemande et le catholicisme… (1915)

La philosophie allemande, avec son subjectivisme de fond, avec son idéalisme transcendantal, avec son dédain des données de sens commun, avec ses cloisons étanches entre le monde du phénomène et celui de la pensée, entre le monde de la raison et celui de la morale ou de la religion, n'a-t-elle pas préparé le terrain aux prétentions les plus extravagantes d'hommes qui, pleins de confiance en leur propre esprit et se tenant eux-mêmes pour des êtres supérieurs, se sont cru le droit de s'élever au-dessus des règles communes, ou de les faire plier à leur fantaisie?
Source : Gallica

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