Résumé

La Philosophie de l'alliance franco-allemande… (1884)

L'Allemagne représente l'extrême éparpillement, sans la moindre dislocation ; la France l'extrême unité sans aucune tendance à la diversification qui ne puisse être aussitôt réprimée. L'Allemagne n'est dominée que par une idée, celle qui a triomphé au traité de Westphalie ; la France n'est dominée que par un homme et c'est à celie-ci qu'appartient, de la sorte, la suprématie matérielle. Mais cet homme abuse de l'exubérance des forces qui aboutissent à lui. Il n'a plus qu'une politique, à savoir que les autres n'aient que la sienne, sans compromis ni distinctions.
Source : Gallica

La Philosophie de l'alliance franco-allemande… (1884)

A son Empiré, monceau où se trouvaient côte à côte les blocs de France et de Germanie, il associa la Papauté qui établit entre eux un puissant lien spirituel. « L'empire et la Papauté jouirent d'une autorité universelle, dit Ranke. Ils représentaient, l'un le principe germain, l'autre le principe roman de la grande Union des peuples : Ceci étayait cela (1) . » Cette unité tyrannique, expression transitoire de la volonté d'un grand homme que ses successeurs ne devaient pas ressusciter, fit plus pour la différenciation de la Germanie et de la France que des siècles de liberté.
Source : Gallica

La Philosophie de l'alliance franco-allemande… (1884)

Mais, tandis que la Renaissance française se développe progressivement et sans interruption et que la triple alliance du génie Français, du génie Romain et du génie Grec prépare la venue du grand siècle ; les premiers beaux jours de la Renaissance sont déjà écoulés en Allemagne. Luther, en secouant sur sa patrie les plis de son froc, en a fait tomber un dédain suprême pour tout ce qui n'est qu'imitation et greffage, pour tout ce qui n'est pas la liberté.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature