Leopold von Ranke

Définition et enjeux

Portrait de G. Valbert G. Valbert,  Revue des Deux Mondes

“ Il avait le cœur plein des droits des peuples, et, comme l’a fort bien dit M. Spuller, «cet historien était un serviteur zélé de l’esprit humain [1] . » Quoique M. Léopold Ranke s’occupât beaucoup des institutions, il faisait passer bien des choses avant la liberté politique, et si on lui avait demandé ce qu’il aimait le plus au monde, il aurait répondu : « c’est la civilisation. » Mais il ne pensait pas qu’elle fût toujours en progrès et que les hommes d’aujourd’hui n’aient rien à envier aux hommes d’autrefois. ”
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Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville,  Heur et malheur des Français

“ Les patriotes allemands ont souffert profondément des traités de Vienne qui ajournaient indéfiniment les espérances que la guerre de libération et le grand mouvement patriotique de l’Allemagne de 1813 avaient fait naître. Ranke écrivait en 1832 : « Jamais notre patrie n’a été divisée en autant de pièces et de morceaux étrangers les uns aux autres. Jamais les principautés n’ont joui d’une égale indépendance et jamais princes et sujets n’en furent plus jaloux. » ”
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Portrait de G. Valbert G. Valbert,  Revue des Deux Mondes

“ Les petites patries avaient leurs gloires, et Ranke a eu raison de dire que cette civilisation, moins humaine et moins commode que la nôtre, était infiniment plus variée. Stralsund se gouvernait en république ; elle ne devait à son duc qu’une prestation d’hommage. Au surplus, les cités hanséatiques étaient encore une puissance : n’avaient-elles pas tenté récemment de chasser les Hollandais de la Baltique et de donner des rois au Danemark, à la Suède ? Sastrow fut un personnage, il figura dans plus d’une négociation. Mais la gloire ne fait pas le bonheur. ”
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