Maurice Betz,
Portrait de l'Allemagne
(1939)
“ Si le moyen d'expression favori du Français est sa langue, instrument parfait qu'ont forgé et affiné des générations d'écrivains et d'orateurs, le peuple allemand, insociable et inéloquent, que les mots divisent plus qu'ils ne l'illuminent, et qui ne communie véritablement que dans l'édifice sonore de ses passions et de ses rêves, s'épanche non moins naturellement par le truchement de la musique. Le son ne devient musique qu'à partir de l'instant où un rythme l'ordonne et le mesure, imposant aux notes successives la cadence de la marche ou de la danse. ”
