Résumé

Marc Henry Au pays des maîtres-chanteurs (1916)

Adversaires de la guerre et de la révolution aussi longtemps qu'elles peuvent être évitées, ils avaient mis progressivement la main sur les grands leviers de la vie publique, la presse, le théâtre, le commerce et la banque. Si jamais la défaite inévitable des Hohenzollern doit provoquer chez nos ennemis une grande convulsion politique, je suis sûr qu'ils y joueront leur rôle et prendront leur revanche, car ils ont trop d'intelligence pour ne s'être pas déjà rendu compte des mensonges dont ils furent les victimes et de l'abîme où la folie criminelle de la Prusse a précipité l'Allemagne.
Source : Gallica

Marc Henry Au pays des maîtres-chanteurs (1916)

Les Allemands, eux, ont donné à leurs agents de police le nom symbolique de Schutzmann, littéralement homme-qui-protège. Et voilà comment on retrouve, dans une manifestation nécessaire de l'ordre public, toute la mentalité allemande.
Dans le mot Schutzmann il y a de la servilité, de la soumission, ce besoin perpétuel d'une race de se mettre à l'abri d'une force quelconque. Il y a surtout la peur de tout ce qui est inconnu, contraire à la norme ; il y a la peur du génie, de l'apache et celle de la révolution. Les bourgeois allemands ont besoin d'être protégés.
Source : Gallica

Marc Henry Au pays des maîtres-chanteurs (1916)

Munich est peut-être la seule ville dans la Confédération germanique, où l'on puisse encore trouver un peu de simplicité et de bonhomie. Elle synthétise le caractère de l'Allemagne méridionale, si différent de la mentalité prussienne. Elle fut, de tout temps, très chère aux étrangers ; ils y coudoient sans gêne l'habitant, ils y trouvent une hospitalité sans emphase, un accueil familier et discret. A parcourir les avenues spacieuses et claires, les petites ruelles étroites et pittoresques, on sent qu'une vieille tradition enveloppe les gens et les choses. Munich est riche de tout son passé
Source : Gallica

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