Edmond Neukomm, Guillaume II et ses soldats (1889)
“ Le jeune Empereur n'a pas lieu d'observer, à l'égard des vieux officiers, les scrupules de son aïeul, pour qui c'était un cas de conscience de se séparer de ses compagnons d'armes; aussi fauche-t-il sans pitié dans leurs rangs. La réorganisation de son armée forme le souci constant de Guillaume II. Tout le jour, il pense à ses soldats, et l'on peut dire qu'il y pense toute la nuit aussi; car une excitation nerveuse, dont il souffre, et qu'il combat par de violents exercices de corps et par de fréquents déplacements, le prive de sommeil. ”
