Ernest Daudet,
Les Dernières années de la dictature de Bismarck
“ Ce matin-là, ses courtisans sont réunis dans le grand salon autour de la cheminée monumentale que surmonte la devise des Bismarck : In trinitate robur, avec au-dessus, sur champ d’or, l’aigle du nouvel empire d’Allemagne et un buste en plâtre de l’empereur Guillaume Ier. Ceux-ci sont en train de deviser en l’attendant, lorsque tout à coup il apparaît. Ils sont frappés par le caractère mélancolique de sa physionomie. Est-ce que quelque lugubre pressentiment hante son esprit ou bien est-ce qu’il serait fatigué et énervé comme cela lui arrive souvent, nul ne saurait le dire. ”
