Résumé

Beyens L’empereur Guillaume

Ses chanceliers, après le renvoi de Bismarck, n’ont été que les exécuteurs plus ou moins habiles de sa volonté souveraine et les chefs d’une armée de bureaucrates. L’un d’eux s’est acquis la réputation d’un homme de beaucoup de talent, mais obligé, comme les autres, de se plier au métier de courtisan. Gouverner, pour un chancelier de l’Empire, ce n’est pas prévoir, c’est obéir à un maître versatile et volontaire.
Par d’autres côtés de son caractère, l’Empereur a toujours aimé la société des savans et des professeurs de renom.
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Beyens L’empereur Guillaume

Certes, l’Empereur est un homme bien doué, intelligent, instruit. On a toutefois l’impression, quand on cause avec lui, qu’il n’a qu’une connaissance superficielle de certains sujets sur lesquels il se plaît à discourir.
N’en soyez pas surpris. Malgré sa rare faculté d’assimilation, Guillaume II n’est pas un esprit universel, capable, avec un égal bonheur, de parler politique, industrie, commerce, agriculture, musique, peinture, architecture, que sais-je encore ? de omni re scibili, car il ne craint pas de s’aventurer sur les sentiers escarpés des sciences proprement dites.
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Beyens L’empereur Guillaume

Le vrai soldat de cette guerre, il ne faut pas le chercher parmi les Allemands couronnés qui n’ont fait que la suivre de loin ; il est à la tête de la petite armée belge qui lutte avec désespoir pour défendre ses foyers. Le vrai soldat, c’est celui qu’on a vu bravant le danger sur la ligne de feu et dans les tranchées, afin de souffler à ses jeunes troupes le sang-froid et l’héroïsme de son âme inaccessible aux menaces comme à la peur.
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