Résumé

E. Wetterlé Revue des Deux Mondes

Nous demandons donc qu’on fasse de nos provinces un État autonome, qui fera partie de la Confédération germanique au même titre que la Bavière, la Saxe, la Hesse. Nous voulons nous gouverner nous-mêmes, comme se gouvernent les Mecklembourgeois, et les habitans de la République de Hambourg. A nous de voter notre Constitution et de choisir le régime sous lequel nous vivrons. Tant que nous serons gouvernés par Berlin, nous ne serons dans l’Empire que des citoyens de seconde classe.
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E. Wetterlé Revue des Deux Mondes

Quel était, en effet, le statut national de l’Alsace-Lorraine dans l’Empire germanique ?
L’empire est une fédération d’États, qui n’ont renoncé en sa faveur qu’à une partie strictement limitée de leur souveraineté particulière. L’article 6 de la Constitution de 1871 limite, d’une façon précise, la compétence de l’Empire en matière de législation. Les États gardent leurs souverains, leurs ministères, leurs parlemens, leurs corps de fonctionnaires, la Saxe et la Bavière, leurs armées.
Les lois sont présentées au Reichstag au nom des gouvernemens confédérés. L’empereur n’a aucun droit de veto.
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E. Wetterlé Revue des Deux Mondes

Du jour où les secrétariats d’État seraient transformés en ministères autonomes, les princes confédérés dont les ministres devraient, dans le gouvernement de l’Empire, défendre les intérêts souvent opposés, ne pourraient plus s’en remettre au roi de Prusse du soin de les désigner ; car sans cela c’en serait fait de l’autonomie de leurs États. Or, une entente sur le choix des personnes deviendrait presque toujours impossible entre les vingt-cinq États de l’empire.
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