Résumé

Metz. Conseil municipal Mémoires pour la ville de Metz dans les négociations de paix entre la France et l'Allemagne (1871)

Comment, pour ne s'occuper que du côté positif et pratique, implanter une administration étrangère au sein d'une population qui n'en comprend pas l'idiome? Or, jamais la langue allemande n'a été parlée à Metz. A remonter aux origines, et même en se plaçant à cette époque du moyen âge où Metz, ville libre, était, par un lien fragile, rattaché à l'Empire Germanique, sa langue, sa littérature, ses chroniques, ses actes publics ou privés, le nom de ses écrivains et de ses habitants, tout était exclusivement français.
Source : Gallica

Metz. Conseil municipal Mémoires pour la ville de Metz dans les négociations de paix entre la France et l'Allemagne (1871)

De même que la plupart des villes épiscopales de l'Empire, en France, en Italie, en Allemagne, Metz a vu, dès le dixième siècle, ses évêques investis des régales, ou droits royaux, dont les principaux étaient la juridiction et la monnaie. La Cité avait réussi, depuis le douzième siècle, à exercer elle-même, en fait, dans son sein ces droits royaux, sans que ceux-ci eussent cessé d'appartenir, en principe, aux évêques.
Source : Gallica

Metz. Conseil municipal Mémoires pour la ville de Metz dans les négociations de paix entre la France et l'Allemagne (1871)

Pour les magistrats ou les fonctionnaires, la réunion à l'Allemagne serait un arrêt d'exil, et pour les officiers publics ou ministériels, elle entraînerait, par la perte de leurs offices, une ruine complète. Les pensionnaires militaires ou civils de l'État qui sont à Metz en grand nombre et qui, presque tous, n'ont guère d'autres ressources que leur pension, seraient forcés, pour continuer à en jouir, de s'arracher au séjour qu'ils avaient choisi et de traîner dans d'autres retraites les dernières années de leur vie.
Source : Gallica

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