Frédéric Masson

Frédéric Masson

Résumé

Portrait de Frédéric Masson Frédéric Masson Souvenirs de Roustam

Même lorsqu’on est soi-disant écrire pour soi seul et pour ses enfants, ne cherche-t-on pas à prendre une attitude et à se donner une contenance ? Il faut donc, à mon goût, demander aux mémorialistes plutôt l’atmosphère où les événements se produisent que leur précision ; des traits de caractère qu’ils ont jetés çà et là sans prétention et parce que leur imagination en avait été frappée ; des mœurs, des formes de costume, des indications d’habitudes.
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Portrait de Frédéric Masson Frédéric Masson Souvenirs de Roustam

Il m’est apparu — et à quiconque a lu beaucoup de mémoires, il apparaîtra — que, sauf un nombre de cas infiniment rares, le mémorialiste écrit sous l’influence d’un délire : délire des grandeurs, délire des persécutions, délire génésique ; le plus souvent délire des grandeurs, auquel se mêle et se subordonne le délire des persécutions, et que saupoudre à des passages le délire génésique.
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Portrait de Frédéric Masson Frédéric Masson Souvenirs de Roustam

L’Empereur l’avait reçu en Égypte du sheik El-Becri, l’avait ramené en France, lui avait fait apprendre à Versailles, chez Boutet, à charger les armes et le menait partout... À toutes les parades, dans tous les cortèges, on le voyait, vêtu d’étonnants costumes, couvert de broderies, coiffé de toques en velours bleu ou cramoisi, brodé d’or, et surmontées d’une aigrette, galopant sur un cheval au harnachement oriental et faisant sonner son sabre. Pour le Sacre, ses deux costumes, qu’Isabey avait dessinés, avaient coûté 9.000 francs. Roustam était payé, comme mamelouck, 2.000 francs
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