Georges Blondel

Résumé

Georges Blondel Revue des Deux Mondes

Un socialiste autrichien, M. F. Austerlitz, avait écrit cependant, quelques mois auparavant, dans l’Arbeiterzeitung de Vienne, que la démocratisation de l’Allemagne était une utopie. « La démocratie, disait-il, est un état d’esprit bien plus qu’un ensemble d’institutions ; il peut y avoir dans un pays une foule d’institutions démocratiques, sans qu’on puisse affirmer pour cela qu’il est une démocratie... L’histoire prouve que l’Allemand préfère l’ordre et la discipline à la conscience de soi ; le propre de la politique allemande, c’est l’idée monarchique. »
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Georges Blondel Revue des Deux Mondes

Les Allemands font à ce sujet de singuliers aveux.
Aux yeux du professeur Höniger (il n’est pas seul de son avis) , c’est l’Angleterre qui est responsable de la guerre, c’est elle qui a tout dirigé. M. Rathenau m’a parlé lui aussi de la « perfide Albion. » Il considère que l’Angleterre reste l’ennemi le plus dangereux pour l’avenir. Il estime qu’elle pèse d’un poids inquiétant sur la politique générale du monde. Il n’est pas éloigné de penser qu’une entente entre la France et l’Allemagne contre l’Angleterre pourrait devenir un jour une « nécessité. »
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Georges Blondel Revue des Deux Mondes

C’est à l’Allemagne investie d’une mission providentielle qu’il appartient d’entraîner dans son orbite les peuples qui l’entourent. L’Allemagne veut, dans le domaine politique comme dans le domaine économique, réaliser la grande loi de la concentration.
Les Allemands agitent, au surplus, à propos de la Haute-Silésie, un autre problème, un problème économique. Beaucoup d’entre eux ne se préoccupent guère de la question de savoir s’il faut reconnaître aux habitants du pays le droit de décider de leur sort.
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