Georges Blondel

Élements biographiques

Georges Blondel Revue des Deux Mondes

Un socialiste autrichien, M. F. Austerlitz, avait écrit cependant, quelques mois auparavant, dans l’Arbeiterzeitung de Vienne, que la démocratisation de l’Allemagne était une utopie. « La démocratie, disait-il, est un état d’esprit bien plus qu’un ensemble d’institutions ; il peut y avoir dans un pays une foule d’institutions démocratiques, sans qu’on puisse affirmer pour cela qu’il est une démocratie... L’histoire prouve que l’Allemand préfère l’ordre et la discipline à la conscience de soi ; le propre de la politique allemande, c’est l’idée monarchique. »
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Georges Blondel Revue des Deux Mondes

C’est à l’Allemagne investie d’une mission providentielle qu’il appartient d’entraîner dans son orbite les peuples qui l’entourent. L’Allemagne veut, dans le domaine politique comme dans le domaine économique, réaliser la grande loi de la concentration.
Les Allemands agitent, au surplus, à propos de la Haute-Silésie, un autre problème, un problème économique. Beaucoup d’entre eux ne se préoccupent guère de la question de savoir s’il faut reconnaître aux habitants du pays le droit de décider de leur sort.
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Georges Blondel K. Lamprecht. Deutsche Geschichte

Déjà, au XIIIe siècle, le capital a commencé à s’accumuler entre leurs mains, c’est le moment où s’affaiblit le pouvoir des princes et des seigneurs urbains. Les vieilles familles aristocratiques perdent de leur importance, le conseil grandit et s’arroge peu à peu tous les droits, mais les aristocraties commerciales n’ont pas, en général, une vie bien longue. La facilité avec laquelle elles s’enrichissent développe leur orgueil, affaiblit leur moralité et, en orientant leur esprit vers les bénéfices et les gains, déchaîne l’égoïsme.
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