Résumé

Georges Blondel K. Lamprecht. Deutsche Geschichte

Déjà, au XIIIe siècle, le capital a commencé à s’accumuler entre leurs mains, c’est le moment où s’affaiblit le pouvoir des princes et des seigneurs urbains. Les vieilles familles aristocratiques perdent de leur importance, le conseil grandit et s’arroge peu à peu tous les droits, mais les aristocraties commerciales n’ont pas, en général, une vie bien longue. La facilité avec laquelle elles s’enrichissent développe leur orgueil, affaiblit leur moralité et, en orientant leur esprit vers les bénéfices et les gains, déchaîne l’égoïsme.
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Georges Blondel K. Lamprecht. Deutsche Geschichte

Ainsi, dans la Westphalie, où j’ai longtemps séjourné et dont j’ai étudié avec soin la vie rurale, l’histoire et les institutions, la moralité était certainement beaucoup meilleure que les descriptions de Lamprecht ne pourraient le faire supposer. Érasme a fait, avec raison, l’éloge du clergé westphalien au XVIe siècle. Qu’on trouve alors dans le peuple comme dans les prêtres des traces de corruption, cela ne fait aucun doute, mais en tirer un tableau comme celui qui nous est donné, c’est faire à la fantaisie une trop large part [4] .
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Georges Blondel K. Lamprecht. Deutsche Geschichte

Ses patientes recherches sur la vie économique et sociale de ce temps lui ont permis de montrer, avec une autorité particulière, qu’il y a dans l’existence des sociétés humaines un assez grand nombre de révolutions dont le souvenir ne nous est fourni par aucun document et que les écrivains n’ont pas assez remarquées, parce qu’elles se sont accomplies lentement, d’une manière insensible, sans lutte visible : révolutions profondes et cachées qui remuent le fond de la société humaine sans qu’il en paraisse rien à la surface et qui restent inaperçues des générations mêmes qui y travaillent.
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