Résumé

Victor Bérard L’éternelle Allemagne, d’après le livre ou prince de Bülow…

Ce qui fait l’État, au gré de ce Germain, ce n’est pas le territoire héréditaire, possédé par une nation de citoyens ; ce n’est pas la réunion des individus dévoués à cet « être réel et vivant, éternel et constant » qu’est la nation et pour lequel chaque génération doit travailler et, s’il en est besoin, se sacrifier sans se plaindro : l’État, c’est le domaine conquis par la force, l’agrégat maintenu par la force, l’enclos et le troupeau sur lequel s’exercent la tyrannie et l’exploitation d’un peuple sous le bon plaisir d’un homme.
Source : Wikisource

Victor Bérard L’éternelle Allemagne, d’après le livre ou prince de Bülow…

Sans distinction de races ni de langues maternelles, tous étaient les citoyens de la nation impériale, les participans égaux, bénéficiaires et serviteurs tout ensemble, de la communauté romaine. L’égalité devant une loi écrite, l’égalité sous le devoir civique et sous le commandement de l’État, tel était le caractère essentiel de l’Empire romain : tout homme y était l’égal de son prochain, l’homme libre de l’homme libre et l’esclave de l’esclave, et les peuples aussitôt annexés devenaient les frères et cousins du peuple romain, fratres consanguineique populi romani.
Source : Wikisource

Victor Bérard L’éternelle Allemagne, d’après le livre ou prince de Bülow…

« Le principe fondamental de tout le droit public à Rome, dit Fustel, était la souveraineté absolue de l’État, de la « chose publique, » res publica. L’État, la res publica, n’était pas chez les Romains une conception vague, un idéal de la raison ; c’était un être réel et vivant qui, bien que composé de tous les citoyens, existait par soi-même et au-dessus d’eux. Les Romains comprenaient l’État comme un être constant et éternel, au sein duquel les générations d’individus venaient passer l’une après l’autre.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature