Résumé

Victor Bérard,  L’Éternelle Allemagne

“ L’Allemagne, sous ce libre empire de Guillaume II, est comme l’humanité « sous le libre ciel de Dieu : » c’est d’en haut qu’elle doit attendre la règle permanente et la lumière quotidienne ; c’est d’en haut que, tour à tour, tombent sur elle les aurores et les orages, les bénédictions et les colères, les faveurs et les châtimens ; on fait sur sa tête le beau temps et la pluie ; elle n’a qu’à accepter l’une et l’autre et à considérer que la pluie, quand elle en souffre, est indispensable tout de même à la récolte qui pousse, à la fortune de demain. ”
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Victor Bérard,  L’Éternelle Allemagne

“ En mars 1226, quand l’empereur Frédéric II concédait aux Chevaliers Teutoniques le droit de conquérir la Prusse et d’en « civiliser » les habitans, il leur ordonnait d’ « établir sur les plaines, les montagnes, les fleuves, les bois et la mer l’antique et sacré droit de l’Empire, » parce que « la terre elle-même est satisfaite sous la monarchie impériale. » C’est au pied de la lettre que l’on pouvait appliquer ces mots à l’Allemagne unifiée sous la monarchie bismarckienne. A coup sûr, l’hégémonie de Berlin n’avait pas satisfait tous les désirs de tous les peuples allemands. ”
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Victor Bérard,  L’Éternelle Allemagne

“ Or, plus les progrès allemands avaient été rapides et éclatans, et plus les autres producteurs avaient été obligés de se mettre à l’école allemande. Toute l’Europe, ou peu s’en faut, était aussi bien pourvue que l’Allemagne de terres cultivables, et mieux pourvue de terres naturellement fertiles. Ni le climat ni le paysan n’était meilleur entre l’Oder et le Rhin qu’outre-monts, outre-Rhin ni, surtout, outre-mer. L’Empire ne disposait pas de ces immensités de terres vierges qui font la richesse éminente et le rôle mondial d’une Russie, d’une Argentine ou d’un Canada. ”
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