André Barre

Résumé

André Barre La menace allemande (1908)

Plus l'union de ces deux peuples sera forte, plus sera garantie la paix du monde. Nous ne désirons pas la guerre ; le meilleur moyen de l'éviter est d'étouffer toute possibilité de conflit. Il n'y a qu'un moyen : réduire l'Allemagne à l'impuissance guerrière, l'enfermer dans un réseau de bons voisins, toujours prêts aux meilleures relations, mais impitoyable à ses accès de mégalomanie. L'Alliance de la France et de tous les Slaves peut déjà, sans le concours des nations celtes ou latines, assurer pour jamais la vie pacifique des nations civilisées.
Source : Gallica

André Barre La menace allemande (1908)

Evidemment chacun va se mettre à l'oeuvre et poussera jusqu'à la limite de son énergie la propagande antigermanique. Mais suffit-il de vouloir pour pouvoir. Tout le problème est là. La situation est aujourd'hui si critique qu'aucun des peuples qui veulent n'est sûr de pouvoir. Défendons-nous, soit ! Il faut que l'Allemagne nous le permette, il faut que la Prusse nous en donne le temps. Quand on a travaillé comme elle, avec la fureur
de l'ambition, à l'extension toujours plus rapide de la domination germanique laisse-t-on de gaieté de coeur les peuples, s'insurger contre son hégémonie?
Source : Gallica

André Barre La menace allemande (1908)

Dans les pays dont elle s'assure la conquête pacifique, l'Allemagne ne se présente pas seulement avec la charrue ou le marteau. Elle travaille au nom de Dieu ; elle en apporte le symbole ; elle tend aux uns la croix, elle offre aux autres des livres. Le Slave en particulier est vraiment son débiteur ; elle lui donne sa nourriture matérielle et spirituelle ; à l'accaparement économique elle ajoute le servage moral; la religion et l'instruction complètent l'oeuvre de ses propriétaires, de ses ingénieurs et de ses commerçants ; elle prépare à l'obéissance les générations prochaines
Source : Gallica

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