Résumé

La Politique extérieure de la République Française par Fernand Maurice (1881)

L'équilibre européen n'a été pour les peuples qu'un accident, un moyen transitoire de constituer leur état social ; la monarchie en a fait un dogme auquel tient sa destinée; le moindre ébranlement dans l'édifice politique de l'Europe met en péril tout le système. La France parle de liberté, d'indépendance : l'Autriche craint le soulèvement des Italiens et des Hongrois ; la Russie surveille plus rigoureusement les Polonais ; les Turcs se méfient des Grecs et des Slaves.
Source : Gallica

La Politique extérieure de la République Française par Fernand Maurice (1881)

Parce que l'Angleterre se rencontre avec nous dans la Méditerranée, sommes-nous tenus de nous associer ou de nous opposer à sa politique, ou même de la servir, ainsi que nous le faisons en Egypte? Est-ce que les intérêts de l'Angleterre dans le monde, les charges que lui impose une nécessité qu'elle n'est pas maîtresse d'éluder, sont comparables aux intérêts que nous devons défendre, aux obligations que nous devons subir? L'Angleterre agit toujours sous la pression d'éléments réels, positifs, et non pour obéir à un idéal quelconque, ce qui est le plus souvent notre lot.
Source : Gallica

La Politique extérieure de la République Française par Fernand Maurice (1881)

Le morcellement des Slaves nous a valu cette formidable puissance de la maison d'Autriche qui a si lourdement pesé sur l'Europe ; il a permis l'installation des Turcs en Grèce et dans la péninsule des Balkans ; il est la cause unique de cet éternel conflit qui, sous le nom de question d'Orient, met aux prises, depuis des siècles, les nations du sud, du centre et de l'est de l'Europe, — et qui n'est, en somme, qu'un temps d'arrêt dans la marche de la civilisation et la répartition des races.
Source : Gallica

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