Résumé

L'Alliance franco-allemande, par un Alsacien… (1888)

Messieurs, ceux qui admirent en ce moment les astres au zénith ne se souviennent pas du jour où ils considéraient Napoléon III comme le souverain suprême de toutes les nations de l'Europe; mais tous ces grands empires, toutes ces grandes créations sont bien fragiles, quoique en apparence pleines de vie, quand arrive le jour de leur liquidation.
Eh bien ! est-ce que l'Allemagne ne se trouve pas aujourd'hui entre le marteau et l'enclume? Si elle est sûre de la France, elle n'a rien à craindre de la Russie ; si elle est sûre de la Russie, elle n'a rien à craindre de la France.
Source : Gallica

L'Alliance franco-allemande, par un Alsacien… (1888)

L'Allemagne a un ennemi permanent dans la Russie, et un ennemi accidentel dans la France. Cela est si certain que l'Allemagne a placé ses villes libres, ses féodalités ecclésiastiques, tout ce qui signifiait paix, dans la région de l'Occident, tandis qu'elle a placé ses deux grands camps retranchés contre les Slaves du Nord à Berlin et contre les Slaves du Sud à Vienne. Or, de quoi a besoin le monde? Il a besoin, pour qu'il y ait paix, d'une réconciliation entre la France et l'Allemagne.
Source : Gallica

L'Alliance franco-allemande, par un Alsacien… (1888)

Chez l'Allemand la terreur véritable, c'est celle du Slave ; malgré les excitations officielles, malgré les enseignements donnés dès la première enfance pour exaspérer le sentiment national contre la France, il y a dans le coeur de chaque Allemand, peu porté cependant à aimer les peuples étrangers, il y a une admiration secrète pour cette France à qui l'Allemagne a appris par la Réforme la liberté de conscience et qui lui a donné par la Révolution la notion de la liberté politique et l'occasion de devenir une nation indépendante et unifiée.
Source : Gallica

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