Résumé

Cherbourg, c'est la paix (1858)

Ici, l'ordre, la justice, le travail, le commerce, la liberté, la paix ; là-bas, l'anarchie, le fanatisme, le pillage, le viol, l'oppression, le meurtre, et, pour combler la mesure, le droit des gens outrageusement méconnu, les consuls de France et d'Angleterre indignement et lâchement assassinés. Nous étions allés au loin, bravant tous les dangers, conquérir à nos bienfaits des peuples auxquels nous avions dit : Soyez nos frères ! et voilà que la barbarie, comme une vague refoulée, se lève contre notre civilisation, et lui dit à son tour : Tu n'iras pas plus loin !
Source : Gallica

Cherbourg, c'est la paix (1858)

Ce qu'elle déplora, ce fut un prestige bien autrement précieux, celui qui s'attache au protectorat dont le fort couvre le faible, à l'initiation que le peuple civilisé donne au peuple barbare. Désormais l'Angleterre ne serait plus seule à dire aux nations civilisées : Venez à moi, je suis la force, la sagesse, la civilisation, la liberté ; je vous apporte la richesse, le crédit, la lumière, le mouvement, la vie; livrez-vous à moi. Elle allait avoir à compter avec deux nations aussi fortes, aussi avancées qu'elle, et plus tard, peut-être, avec toute l'Europe
Source : Gallica

Cherbourg, c'est la paix (1858)

Ce protectorat, que nous appelons de tous nos voeux, serait donc un gage certain de paix et assurerait une immense conquête au commerce et à l'influence de l'Europe.
Telle est l'immense chaîne dont il nous faut entourer la barbarie ; telle est la croisade qu'il nous faut entreprendre ; telle est la gloire qui nous est réservée.
Les moyens à employer pourront varier, mais la nécessité de la coopération de toutes les grandes nations est définitivement jugée.
Source : Gallica

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