Résumé

Mello Les deux grandes puissances continentales de l'Europe (1859)

La Grande-Bretagne n'est plus que la grande Bourse de l'Europe et du monde.
N'est-il pas étrange, en vérité, de voir l'Angleterre prétendre à une sorte de patronage universel en matière d'émancipation sociale sur le continent? Eh mon Dieu! si elle est si amoureuse d'indépendance et de progrès humanitaire, pourquoi ne commence-t-elle pas à opérer sur ellemême, en relevant l'Irlande de sa longue déchéance et de son agonie ?
Source : Gallica

Mello Les deux grandes puissances continentales de l'Europe (1859)

Nulle force humaine ne pourra refouler ce flot immense qui se déroule avec lenteur, mais avec une puissance toujours accrue. La Russie s'écoule du septentrion au midi comme un fleuve s'écoule vers la mer. Elle est forte de l'unité, de la contiguité de son territoire; sa position géographique seule est une continuelle menace contre l'Angleterre, tremblante au moindre événement qui vient modifier les traités; qu'il ne lui faille livrer bataille pour traverser l'isthme de Suez, ou pénétrer à l'embouchure de l'Euphrate. Les ruses de la diplomatie anglaise ne réussiront qu'à reculer le péril
Source : Gallica

Mello Les deux grandes puissances continentales de l'Europe (1859)

Une telle situation n'est, en définitive, qu'une trève armée et ruineuse, une sorte de menace et de provocation continuelle, une paix enfin qui n'est qu'une nouvelle préparation à la guerre. Quelle que soit donc la manière dont les forces se combinent, quelles que soient les puissances entre lesquelles s'établit l'équilibre, il n'y a jamais qu'un temps d'arrêt entre les ambitions des princes, une trève sans sincérité pour les peuples.
Source : Gallica

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