Roi d'Allemagne

Définition et enjeux

Portrait de Henri Pirenne Henri Pirenne Histoire de l’Europe des invasions au XVIe siècle

C’est le roi d’Allemagne, le roi reconnu et accepté par les princes allemands seuls, car ceux d’Italie et de Bourgogne n’ont jamais coopéré aux élections royales, qui porte le titre d’empereur. Mais, et on se retrouve ici en présence de la tradition, l’Empire, pour appartenir au roi d’Allemagne, n’est en rien un Empire allemand. Si altérée qu’elle soit, son universalité l’empêche de se nationaliser. Il ne peut appartenir en propre, étant romain, à aucun peuple.
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Victor Bérard L’éternelle Allemagne, d’après le livre du prince de Bülow…

Il existe un empereur et roi d’Allemagne, mais dépouillé de tous les droits, pouvoirs et revenu impériaux : il n’a plus ni budget, ni armée, ni justice, ni police ni diplomatie d’empire ; il n’a même plus de droits ni de pouvoirs régaliens que sur ses propres domaines ; il est considéré par l’Allemagne moins comme un chef que comme un ennemi et les « membres de l’Empire » sont toujours disposés à se coaliser entre eux ou avec les nations du dehors pour ruiner « la tyrannie » du Habsbourg.
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Portrait de Saint-René Taillandier Saint-René Taillandier Le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV et le baron de Bunsen

Aucun prince, pas même vous, pas même l’assemblée des princes, aucun prince n’est le maître de l’Allemagne en tant que nation. L’Allemagne a le droit de vouloir redevenir une nation, et par conséquent d’établir au-dessus d’elle, comme au-dessus des princes, dans la sphère de la fédération, un souverain, quel qu’en soit le titre, empereur, roi ou tout autre, comme on voudra.
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