Résumé

Louis Michon Les Traités internationaux devant les Chambres (1901)

S'il y a un sacrifice à faire pour reconnaître que l'engagement du pays, par un traité international, puisse être consommé sans l'intervention des Chambres, ce n'est pas le sacrifice de l'essence même du régime représentatif qui s'impose, mais seulement celui des idées qui tendent aujourd'hui à réclamer, pour toute décision de quelque importance, la consultation de la représentation nationale, en attendant que ce soit la consultation populaire.
Source : Gallica

Louis Michon Les Traités internationaux devant les Chambres (1901)

Avec le développement qu'ont pris les échanges internationaux de toute nature, la propriété à l'étranger et même l'émigration de citoyens d'un pays sur le territoire d'un autre, de très nombreux traités interviennent qui intéressent moins l'Etat dans son ensemble que des citoyens en particulier : traités réglant des conflits de lois, touchant à des questions d'état ou de propriété, impliquant, d'une manière quelconque, une dérogation ou une addition à la législation existante, des traités, en un mot, dont l'objet rentre par sa nature dans ce qui est le domaine propre du pouvoir législatif.
Source : Gallica

Louis Michon Les Traités internationaux devant les Chambres (1901)

« Les négociations destinées à prévenir une rupture ou à faire un traité de paix ou d'alliance ne pourront être commencées par le roi sans le consentement de l'Assemblée nationale 2. »
Quant à Pétion, s'il voulait personnellement laisser l'initiative au pouvoir exécutif, ce n'était pas qu'il se rendît compte que seul ce pouvoir pouvait conduire les négociations —il avait même affirmé que le secret n'était pas nécessaire dans les opérations diplomatiques, par des phrases comme celle-ci : « On n'a besoin d'être mystérieux que quand on veut être injuste. »
Source : Gallica

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