Résumé

Dalbémar-Jean Joseph Dalbémar-Jean Joseph. Haïti, de la constitution de 1889 (1902)

A propos du principe de la séparation des pouvoirs et en attendant que nous y revenions tout-àl'heure plus spécialement encore, nous pouvons rapporter cette opinion notable que « le gouvernement représentatif, reposant sur la séparation des pouvoirs, exige, pour être en équilibre, l'indépendance du pouvoir exécutif sur son domaine propre.... Le despotisme des Assemblées délibérantes, — l'expérience l'a prouvé — n'est pas moins redoutable et funeste que le despotisme des monarques ou des dictateurs. »
Source : Gallica

Dalbémar-Jean Joseph Dalbémar-Jean Joseph. Haïti, de la constitution de 1889 (1902)

Mais, en attendant, nous pouvons, par exemple, enlever de la Constitution ce qui n'est pas d'absolue nécessité à sa nature d'institution libre, et qui, n'étant pas d'absolue nécessité, est plutôt nuisible parce qu'il reste une occasion de disputes, une source de conflits, une tentation à la violence et retarde le progrès ; nuisible, parce que, le plus souvent, il devient un véritable piège pour les patriotes sincères qui prennent au sérieux le serment de « rester fidèles à la Constitution » prêté par tous les Grands Pouvoirs de l'État.
Source : Gallica

Dalbémar-Jean Joseph Dalbémar-Jean Joseph. Haïti, de la constitution de 1889 (1902)

Bien des gens en Europe croient sans le dire, ou disent sans le croire, qu'un des grands avantages du vote universel est d'appeler à la direction des affaires des hommes dignes de la confiance publique. Le peuple ne saurait gouverner lui-même, dit-on, mais il veut toujours le bien de l'Etat et son instinct ne manque guère de lui désigner ceux qu'un même désir anime et qui sont plus capables de tenir en main le pouvoir.
Source : Gallica

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