Résumé

Arthur Join-Lambert De la Nécessité d'une seconde Chambre… (1871)

Quand la Chambre élective se vit arracher si aisément d'un sol ébranlé, elle dut reconnaître combien les profondes racines de l'antique pairie profitent aux intérêts communs de la représentation nationale. Il est naturel, en effet, qu'un peuple redoute moins de porter ou laisser porter atteinte à l'oeuvre récente de ses mains. N'est-il pas en mesure de la relever à son gré ? Mais, pour peu qu'il soit sage, il craint d'exposer une institution qu'il n'a ni créée ni vue naître, résultat mystérieux d'une expérience et d'un respect séculaires.
Source : Gallica

Arthur Join-Lambert De la Nécessité d'une seconde Chambre… (1871)

Nous devons encore nous demander si les sénatus-consultes, comme l'apparence du mot pourrait en maintenir quelque part l'illusion, sont en effet une attribution normale et essentielle d'un Sénat. Le droit qu'ils supposent n'est rien moins que la possession permanente du pouvoir constituant. Il est de règle, chez les peuples éclairés, que leurs institutions ne peuvent être modifiées que du fait ou de l'aveu de tous les pouvoirs qui en dérivent. La détention par l'un d'eux d'une faculté tellement exceptionnelle constitue une menace incessante pour les libertés et pour les organes de la nation.
Source : Gallica

Arthur Join-Lambert De la Nécessité d'une seconde Chambre… (1871)

Le suffrage universel fut, il est vrai, mieux inspiré dans la composition de l'Assemblée législative. Pour peu de temps, car ses bonnes intentions furent dispersées au vent du coup d'état. Mais à supposer qu'il faille imputer ses premières erreurs aux surprises de l'inexpérience, n'a-t-il pas, sous l'Empire, mêlé quelque faiblesse de caractère et quelque envie à son défaut de discernement? On ne saurait, certes, omettre, à sa décharge, les instances et les pressions du pouvoir absolu cherchant la docilité dans les candidats aussi bien que dans les agents.
Source : Gallica

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