Théophile Aumaître

Résumé

Théophile Aumaître Manuel de droit constitutionnel… (1890)

Toutefois, sous le régime parlementaire, l'unité est plus apparente que réelle ; lors même que la constitution reconnaît un seul chef du pouvoir exécutif, c'est en réalité une collectivité qui gouverne, à savoir le ministère seul responsable; c'est l'application de la formule célèbre : le roi règne et ne gouverne pas. On pourrait dire que, sous le régime parlementaire, il n'y a qu'un chef du pouvoir exécutif, mais que le pouvoir exécutif lui-même est un être collectif.
La France avait fait, sous la Convention et sous le Directoire, un tristé essai de la forme collective du pouvoir exécutif.
Source : Gallica

Théophile Aumaître Manuel de droit constitutionnel… (1890)

La souveraineté politique ou interne est le droit de choisir la constitution d'un État. Elle n'est donc pas autre chose que le pouvoir constituant.
Nous ne traitons ici que de la souveraineté politique : la souveraineté territoriale étant matière de droit international public.
Lorsque la souveraineté politique appartient à la nation, au lieu d'appartenir au pouvoir constitué, elle prend le nom de souveraineté nationale.
La souveraineté nationale est donc le droit qu'a
un peuple de choisir sa constitution.
Source : Gallica

Théophile Aumaître Manuel de droit constitutionnel… (1890)

I. — Régime de l'arbitraire.
Ici, toute mesure restrictive est laissée au bon plaisir du pouvoir administratif ; nulle garantie du droit de rendre sa pensée publique par l'écrit. L'autorité peut organiser à volonté tant le système préventif que le système répressif le plus sévère : la liberté de la presse n'existe pas.
En ce sens, l'arrêté des consuls du 27 nivôse an VIII. Il soumettait les écrits à l'examen préalable de la censure, et tout en réservant l'illusoire protection du Sénat conservateur, il autorisait formellement la suppression des journaux et la confiscation des livres.
Source : Gallica

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