Marcel de La Bigne de Villeneuve

Résumé

Marcel de La Bigne de Villeneuve Éléments de droit constitutionnel français (1892)

Lorsque, dans la même personne, ou dans le même corps de magistrature, dit il, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n'y a point de liberté, parce qu'on peut craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques pour les exécuter tyranniquement. — Il n'y a point encore de liberté si la puissance déjuger n'est pas séparée de la puissance législative et de l'exécutrice. Si elle était jointe à la puissance législative, le pouvoir sur la vie et la liberté des citoyens serait arbitraire, car le juge serait législateur.
Source : Gallica

Marcel de La Bigne de Villeneuve Éléments de droit constitutionnel français (1892)

Les hommes vivent en société non en vertu d'une convention intervenue entre eux, mais par la volonté de Dieu qui a fait de la sociabilité une loi de leur nature. L'état social n'est pas une création arbitraire de leur part ; c'est leur état naturel et providentiel. Le pouvoir social n'est donc pas non plus une création humaine, une conséquence de la volonté commune des associés, mais une institution divine comme la société elle-même.
Source : Gallica

Marcel de La Bigne de Villeneuve Éléments de droit constitutionnel français (1892)

Mais si le mal est intolérable, si tout espoir de voir l'ordre et la justice se rétablir est perdu, la nation accomplit un acte légitime en renversant son gouvernement. Nous disons la nation ; c'est en effet seulement à la nation, à la communauté tout entière ou plus exactement à la majorité, l'unanimité étant en toute matière impossible à obtenir, qu'il appartient de changer la constitution. Il n'est jamais permis à un particulier, à une secte, à un parti de conspirer contre le gouvernement, de lui résister activement et de le renverser.
Source : Gallica

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