Résumé

Portrait de Prosper Poullet Prosper Poullet Institutions françaises de 1795 à 1814… (1907)

Si l'Assemblée constituante n'adopta cette organisation que dans la crainte où elle était de créer dans les tribunaux des corporations redoutables ; si elle était trop près des parlements pour ne pas pousser jusqu'à la pusillanimité la crainte de les reproduire ; nous sommes, nous, trop près de l'anarchie, de la désorganisation du corps social, pour ne pas craindre, à notre tour, de multiplier à l'infini les combinaisons politiques, pour ne pas sentir la nécessité d'en fortifier tous les ressorts et de donner à toutes les parties de l'organisation publique une intensité suffisante.
Source : Gallica

Portrait de Prosper Poullet Prosper Poullet Institutions françaises de 1795 à 1814… (1907)

Le droit d'accuser les citoyens, disait Boissy d'Anglas dans son rapport (4) , de les traduire au tribunal qui doit prononcer sur leur sort, ne peut être délégué à un seul homme. Si la tyrannie de Robespierre n'eût pas affranchi son infâme tribunal de ces formes préparatoires, des milliers de Français assassinés vivraient encore ; et si jamais la voix de l'expérience doit être écoutée, c'est lorsqu'il s'agit de la vie des hommes et de la liberté publique.
Source : Gallica

Portrait de Prosper Poullet Prosper Poullet Institutions françaises de 1795 à 1814… (1907)

L'administration doit être uniforme, régulière et constante dans sa marche : c'est la bienfaisante chaleur de l'astre du jour qui s'échappe de son sein pour pénétrer doucement dans les lieux les plus retirés de la terre. Jamais aucune partie du gouvernement n'a dû nécessiter un plus parfait ensemble, un accord plus intime, des combinaisons plus régulières. La moindre rivalité dans ses agents, la moindre opposition dans ses mesures, contrarient le bonheur public, attaquent le système général.
Source : Gallica

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