“ Cette fête est une fête populaire ; voyez la joie qui rayonne sur tous les visages, écoutez la rumeur qui sort de toutes les bouches. C’est plus qu’une fête populaire, c’est une fête nationale ; regardez ces bannières, entendez ces acclamations. C’est plus qu’une fête nationale, c’est une fête universelle ”
Fête nationale
Définition et enjeux
La fête nationale, célébration d'un événement historique ou politique marquant l'identité d'une nation, varie selon les pays et les époques. Victor Hugo en souligne l'universalité, tandis que Charles-Louis Mollevaut la présente comme un hommage aux victoires du peuple et de ses héros.
Adolphe Poisson évoque ses beautés poétiques, et James Guillaume critique son caractère bourgeois. Ces approches, allant de la glorification collective à l'analyse critique, révèlent une diversité de significations, des cérémonies militaires aux manifestations culturelles, reflétant les enjeux identitaires et historiques de chaque société.
Citations sur “fête nationale”
Charles-Louis Mollevaut,
Discours prononcé par Charl.-Louis Mollevaut…
(1802)
“ FRANÇAIS, LA Fête nationale qui nous rassemble en ce jour solemnel, doit être consacrée à célébrer les triomphes d'un peuple illustre et de ses héros, la grandeur de son Gouvernement et la paix rendue au monde. ”
Adolphe Poisson, Heures perdues
“ Le soleil de ses feux splendides Illuminant les Laurentides Dore les toits de la cité. La nature en liesse prête À ce jour unique de fête Le plus beau jour de son été. C’est la fête nationale ! ”
Souvenir du 14 juillet 1880. Trois dates… (1880)
“ Les représentants du pays ont compris la nécessité d'une Fête Nationale annuelle, où règneraient sans partage, en s'identifiant l'un à l'autre, d'une part un sentiment de bonheur chez le peuple rendu à lui-même, d'autre part un sentiment d'admiration pour ceux qui les premiers ont brisé les chaînes d'une antique servitude. ”
Lucien Bonaparte, Mémoires de Lucien Bonaparte, prince de Canino (1836)
“ Séance du 29 messidor an VI. Lucien Bonaparte. — Je viens rappeler des principes éternels, qui ne peuvent être méconnus dans cette enceinte. Je viens appuyer l'opinion de notre collègue Creuzé Latouche ; je dois faire une distinction entre les propositions qui vous sont faites. Les décades sont la seule fête , dites-vous ; oui, la seule fête nationale, la seule fête républicaine ; nous avons le droit de la consacrer par une loi ; mais nous n'avons pas le droit d'empêcher qu'un citoyen célèbre la fête que son culte lui indique. Pouvons-nous ordonner à un homme libre de travailler tel jour? ”
Hippolyte Taine,
Voyage aux Pyrénées
“ Pour composer une fête, ils ont choisi ce qu’ils ont trouvé d’agréable dans les habitudes de leurs yeux, de leurs oreilles et de leurs jambes. N’est-ce pas la fête la plus nationale, la plus vraie, la plus harmonieuse, et, partant, la plus belle qu’on puisse imaginer ? ”
James Guillaume,
L’Internationale, documents et souvenirs
“ Ouvriers ! Devez-vous vous joindre à la bourgeoisie pour célébrer l’anniversaire de la république neuchâteloise ? Non. La fête du 1er mars est une fête nationale et bourgeoise : elle ne vous regarde pas. On vous parle des gloires de la patrie. Le travail n’a pas de patrie. La république, il est vrai, a donné aux citoyens l’égalité politique et civile, la liberté de la presse et la liberté des cultes. ”
Charles Desbans, De la Nécessité d'un grand parti national… (1882)
“ ART. 33. — Une grande fête nationale rappellera chaque année à la France la naissance de ses libertés. Le jour anniversaire correspond à celui où L'assemblée nationale de 1789, en décrétant la constitution, a par cela même posé le grand principe de la souveraineté nationale. (9 juillet.) III NOTICE SUR L'ANNIVERSAIRE DE LA FÊTE NATIONALE Un homme armé du raisonnement et par une démonstration évidente peut renverser une opinion fausse quoique généralement reçue. ”
Touchatout,
La dégringolade impériale : Seconde partie de "L'histoire tintamarresque de Napoléon III"
(1878)
“ Non. Il n'y a pas de fête nationale pour un pays qui n'a plus ni liberté, ni dignité, ni amour du juste, ni respect de lui-même ; il n'y a pas de fête nationale pour un peuple qui n'est plus composé que de jouisseurs et d'esclaves. Des fêtes nationales !... vos Expositions universelles !... Allons donc!... Tout au plus des soirées... dansantes offertes par une maison de joie aux invités payants des alentours. 46 LA. DÉGRINGOLADE IMPÉRIALE De mai à juillet 1867, Paris vit défiler sur ses boulevards les souverains du monde entier. ”
Adolphe Thiers,
Histoire de la Révolution française
“ Si cette grande cérémonie n'eut pas le caractère sérieux et auguste d'une fête à la fois nationale et religieuse, caractère presque inconciliable avec l'esprit français, elle offrit cette douce et vive image de la joie et de l'enthousiasme mille fois plus touchante. Les fédérés, rangés par départemens sous quatre-vingt-trois bannières, partirent de l'emplacement de la Bastille; les députés des troupes de ligne, des troupes de mer, la garde nationale parisienne, des tambours, des choeurs de musique, les drapeaux des sections, ouvraient et fermaient la marche. ”
Prosper Brugière baron de Barante, Histoire de la Convention nationale… (1851-1853)
“ Le peuple était mûr, et le dernier jour de la troisième décade fut fixé pour célébrer la fête de la Raison et l'abolition totale du fanatisme. Le peuple entier s'est assemblé sur un boulevard champêtre, dans un banquet fraternel. Après ce repas lacédémonien, il a parcouru l'enceinte de la ville en arrachant et foulant aux pieds tous les signes fanatiques. ”
Albert Wolff, La gloriole : mémoires d'un parisien (1888)
“ C'est pour cela que les édiles débattent si scrupuleusement avec les directeurs, la composition du spectacle et que l'affiche du Quatorze Juillet devient une affaire capitale qui, pendant plusieurs semaines avant la fête nationale, remplit les cadres de mes excellents confrères de la Chronique théâtrale. Qu'est-ce qu'une fête nationale ? C'est un jour consacré à toutes les joies! Pour l'employé, c'est un jour béni, car les bureaux sont fermés ; pour les collé- giens, c'est la liberté ”
Romain Rolland,
Le Théâtre du peuple
“ PLANS DES FÊTES DE DAVID I Rapport et décret sur la fête de la réunion républicaine du 10 août, présenté à la Convention nationale, le 11 juillet 1793. ... Ne vous étonnez pas, citoyens, si dans ce rapport je me suis écarté de la marche usitée jusqu’à ce jour. Le génie de la liberté, vous le savez, n’aime pas les entraves. Réussir est tout, les moyens pour y parvenir sont indifférents. — Peuple magnanime et généreux, peuple français, c’est toi que je vais offrir en spectacle aux yeux de l’Éternel... Amour de l’humanité, liberté, égalité, animez mes pinceaux. ”
Léo Taxil,
Béquille et fleur de lys par Léo Taxil…
(1873)
“ Article premier. — Le 15 juillet est désormais la fête nationale de la France. Art. 2. — Ce jour-là des réjouissances publiques auront lieu dans toutes les communes, en l'honneur de St-Henry, patron du comte de Chambord. Art. 3. — Pendant toute la durée de la fête, les ateliers et magasins seront fermés, et la loi sur l'ivres-. se ne sera pas en vigueur. Art. 4. — Un programme des réjouissances sera dressé par les soins des préfets, et les maires devront s'y conformer exactement, à peine de destitution. ”
L’ordre, la marche, et les cérémonies qui s’observeront dans la fête nationale
“ Qui sera célébrée au Champ de Mars, à l’occasion du PACTE FÉDÉRATIF, formé par toutes les Gardes Nationales & les Troupes de Ligne du Royaume le 14 Juillet 1790, jour de l’Anniversaire de la prise de la Bastille Une Fête Nationale se prépare ”
Souvenir du 14 juillet 1880. Trois dates… (1880)
“ Cette seconde journée du 14 juillet, qui n'a coûté ni une goutte de sang, ni une larme, cette journée de la grande fédération, nous espérons qu'aucun de vous ne refusera de se joindre à nous pour la renouveler et la perpétuer comme le, symbole de l'union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens Français dans la liberté et l'égalité. Le 14 juillet 1789 est le plus beau jour de toute l'histoire de France et peut-être de toute l'histoire. ”
Souvenir du 14 juillet 1880. Trois dates… (1880)
“ C'est qu'il est dans la vie des grands peuples, comme dans celle des grands hommes, des moments d'inspiration souveraine. Ces rudes artisans, ces hôtes incultes des faubourgs, un instinct d'essence divine les avertit qu'à eux aussi appartenait la gloire des emportements chevaleresques ”
“ Cette fête, vraiment nationale, comme l’imbécillité et l’avilissement de la France, n’a rien qui l’égale dans l’histoire de la sottise des hommes et ne sera certainement jamais surpassée par aucun délire. ”
Jules Massé, Cours d'hygiène populaire. Tome 1 (1855)
“ De ces cibles particulières est née une fête, une coutume générale. Chaque année s'élève une lutte d'adresse entre tous les chasseurs des différents cantons. C'est une fête toute nationale; chacun y envoie ses délégués, ses députés ”
Philibert Milsand, Une fête républicaine à Dijon en l'an V, ou Une tempête à propos de mouches (1882)
“ Le 18 floréal an II, la Convention nationale, sur le rapport de Robespierre, décrète que le peuple français reconnaît l'existence de l'Etre suprême et l'immortalité de l'âme, et ordonne la célébration, aux jours de décadis, des trente-six fêtes dont l'énumération suit : A l'Etre suprême ; Au genre humain ; Au peuple français ; Aux bienfaiteurs de l'humanité ; Aux martyrs de la liberté ; A la Liberté et à l'Egalité ; A la République ; A la liberté du monde; A l'amour de la patrie ”
Bibliothèque nationale, Tarot, jeu et magie : [exposition… (1984)
“ Une imagination sans bornes présidait à la création et à l'élaboration des thèmes de chars de fête et de processions de masques. Des figures tirées de l'Ancien et du Nouveau Testament, ou encore des récits légendaires et de l'imaginaire populaire, des fous, des hommes sauvages, des géants, des personnages de la tradition romanesque chevaleresque et courtoise, des dieux, des déesses, des héros de l'Antiquité, des allégories de toutes sortes, tout cela se mêlait dans un désordre bigarré. ”
Ernest Tambour, Études sur la Révolution dans le département de Seine-et-Oise (1913)
“ Mais le premier intérêt d'une fête publique, c'est le peuple ; une grande réunion de citoyens et de citoyennes, les parents avec leurs enfants, les époux et les épouses, les instituteurs avec leurs élèves, cela seul aurait déjà l'air d'une fête. ”
Bibliothèque nationale, Albert Dürer : [exposition], Paris… (1971)
“ Etude pour l'enfant Jésus de la Fête du Rosaire, tableau peint par Dürer en 1506 à Venise. C'est un des meilleurs exemples des recherches de Dürer dans la technique dite vénitienne : grâce aux rehauts de noirs et de blancs apposés avec un sens subtil de la vivante lumière, l'artiste réalise en quelques traits une chatoyante peinture. ”
L.-O. David,
Le Héros de Châteauguay
“ Il y a des fêtes nationales qui attirent autour du même souvenir ou de la même espérance les pensées, les amours et les joies de tout un peuple, et qui en font comme une seule famille liée par un même sentiment et perdue dans une commune allégresse. Toute fête qui se rattache à un souvenir bien compris, à une idée profondément sentie, toute fête qui a un sens pour l'esprit, et qui se produit à l'extérieur qu'après avoir passé par l'âme, est sainte, auguste et digne d'une nation...... ”
Philibert Milsand, Une fête républicaine à Dijon en l'an V, ou Une tempête à propos de mouches (1882)
“ Elles seront accompagnées, comme la loi le prescrit, de chants patriotiques, de discours sur la morale du citoyen, de jeux et d'exercices publics. Art. 5. Les vieillards des deux sexes y auront une place d'honneur, ainsi que les défenseurs de la patrie qui auront reçu aux armées des blessures honorables. Art. 6. Les citoyens sont invités à porter à ces fêtes dépourvues de pompe et de luxe, l'esprit de patriotisme et de fraternité qui anime les vrais républicains. III ARRÊTÉ DU DIRECTOIRE EXÉCUTIF qui détermine la manière dont sera célébrée, le io floréal, la Fête des Epoux. ”
Bibliothèque nationale, André Barsacq : cinquante ans de théâtre… (1978)
“ Tous les spectacles qu'il nous a donnés [.] ont gardé ce ton de fête. Et même aujourd'hui, vingt ans plus tard, il continue à les concevoir comme s'ils étaient destinés non à des salles fermées, mais à des tréteaux en plein air. ”
Christian Pfister, Fêtes à Nancy sous le Consulat et le Premier Empire… (1913)
“ Cette fête, que tout bon Français considère et considérera toujours comme l'une des plus intéressantes, doit, sous tous les rapports qui la caractérisent, faire une époque principale dans les annales de l'Empire. C'est la fête du souverain, du père le plus tendre et du véritable ami du peuple : c'est la fête de la bienfaisance. Elle est également la fête du peuple, du cœur sensible, de l'ami de la patrie. Ici le souverain déploie sa puissance et en fait le plus noble usage : sa clémence tarit les larmes de plusieurs milliers de familles ”
Léon Pamphile LeMay, Fêtes et corvées
“ Les maisons prennent un air de fête inaccoutumée ; les citoyens circulent, les groupes se forment, les drapeaux se déploient, les processions défilent, les fanfares éclatantes jettent leurs flots d’harmonie sur la terre, et, dans le ciel, les cloches d’airain, du haut des tours, jettent à toute volée leurs chants incomparables ! Et le peuple s’agenouille et prie. Il sait, en ce grand jour, unir dans une heureuse mesure, les plaisirs et les amusements de la terre avec les pensées et l’espérance du ciel. ”
Claudius Fontaine, Souvenir national de la fête patriotique offerte à la république Suisse par la ville de Macon… (1871)
“ Le ciel est bleu, le soleil nous sourit; votre fête, commencée sous d'heureux auspices, nous invite à la joie et aux douces expansions. Dans un jour d'enthousiasme comme celui-ci, nos coeurs ne doivent s'ouvrir qu'à des sentiments d'espoir pour la prospérité de la République française, à des sentiments de reconnaissance et d'amitié pour la patriotique ville de Mâcon qui nous offre cette brillante fête. ”
G. Félix, S. É. le cardinal Mermillod : vie intime et souvenirs (1892)
“ Quel contraste entre le ricaneur du dix-huitième siècle disant : le peuple ne mérite pas d'être instruit, et ce bienheureux faisant voeu d'instruire le peuple ! Voilà pourquoi sa fête est la fête du peuple. ”
Romain Rolland,
Le Théâtre du peuple
“ L’homme est le plus grand objet qui soit dans la nature ; et le plus magnifique de tous les spectacles, c’est celui d’un grand peuple assemblé... Un système de fêtes bien entendu serait à la fois le plus doux lien de fraternité et le plus puissant moyen de régénération. — Ayez des fêtes générales et plus solennelles pour toute la République ; ayez des fêtes particulières, et pour chaque lieu, qui soient des jours de repos, et qui remplacent ce que les circonstances ont détruit. ”
F. Laurent, Voyage de Sa Majesté Napoléon III, empereur des Français… (1853)
“ Mais ce qui constitue la véritable fête, ce n'est ni le feu d'artifice, ni les illuminations, ni le bal, ni les bruits de la musique qui arrivent jusqu'à moi au moment où j'écris, c'est l'enthousiasme de la population. Elle comprend qu'elle fête dans la même journée et l'achèvement d'un de ces grands travaux qui ouvrent aux nations de nouvelles perspectives de prospérité, et la présence du Prince à qui elle doit le rétablissement et l'affermissement des grands principes sans lesquels il n'est ni repos ni prospérité. ”
Jeanne-Marie Roland de La Platière, Mémoires particuliers de Mme Rolland… (1847)
“ Trois mille citoyens, tant de la ville que de la campagne, embellissaient cette fête. Au premier signal, les tables ont été enlevées, et la musique et la danse ont succédé à la promenade civique et au festin. La nuit approchait , le canon annonce le départ, et tous, en bon ordre, se sont rendus à la Société, où les bustes de Marat et de Lepelletier ont été placés aux cris de vive la république ! vive la Montagne! et vive à jamais les sans-culottes ! ”
Jean-Baptiste Laborde, Un Club féminin pendant la Révolution… (1911)
“ « La fête que nous voulons célébrer ne présentant rien en ellemême qui ne soit conforme à l'esprit qui vous dirige, et nos vues n'ayant rien que de louable, nous ne doutons point que vous n'applaudissiez à notre civisme, et que vous n'environniez de la majesté de vos écharpes, dans ce grand jour de fête pour la patrie, des citoyennes qui lèveront leurs mains au ciel, afin d'obtenir par les vœux les plus ardens, que vos travaux et votre infatigable vigilance affermissent dans cette ville l'emptire des loix, dont l'exécution vous a été, par un si heureux choix, confiée par le peuple » (1) . ”
Guillaume-Thomas Raynal,
Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux…
“ Ils nous font regretter que cette fête politique, dont le but est d’encourager au travail, ne soit pas substituée dans nos climats à tant de fêtes religieuses, qui semblent inventées par la fainéantise pour la stérilité des campagnes. ”
Prosper Brugière baron de Barante, Histoire de la Convention nationale… (1851-1853)
“ Il sera institué des fêtes pour rappeler l'homme à la pensée de la Divinité et à la dignité de son être ; elles emprunteront leurs noms soit des événements glorieux de notre Révolution, soit des vertus les plus chères et les plus utiles à l'homme, soit des plus grands bienfaits de la nature. ”
Julien Remy Pesche,
Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe
(1829)
“ Je dois dire, pour l’intelligence des lecteurs étrangers à la localité, que ce que l’on nomme ailleurs fête patronale, fête communale ou de village, corps-saint, dans quelque pays, s’appelle dans le nôtre assemblée : l’indication de ces fêtes qui, comme partout, attirent beaucoup de monde, et sont de petites foires assez souvent, se trouve à la division histoire ecclésiastique, de chaque lieu. ”
Victor Hugo,
Revue des Deux Mondes
“ Rue Saint-André-des-Arcs, le mouvement fébrile de la fête commence à se faire sentir. — Oui, c’est une fête ; la fête d’un cercueil exilé qui revient en triomphe. — Trois hommes du peuple, de ces pauvres ouvriers en haillons, qui ont froid et faim tout l’hiver, marchent devant moi tout joyeux. L’un d’eux saute, danse et fait mille folies en criant : Vive l’empereur ! De jolies grisettes parées passent, menées par leurs étudiants. Des fiacres se hâtent vers les Invalides. ”
