Adolphe Poisson, Heures perdues
“ Mais, ô retour fatal ! la Muse vengeresse Le surprend dans la nuit, le tourmente, le presse, L’affole sans pitié ; car à peine il s’endort Que dans son rêve il jongle avec les rimes d’or ! BREVIS VITA... Mon regard éperdu sondait la mer sans borne, Et là, seul, je songeais, l’esprit rêveur et morne, À la vie éphémère, à nos jours qui s’en vont Plus vite que les flots du fleuve vagabond. Le flot pousse le flot et, de même, les hommes, Passant sur cette terre ainsi que des fantômes, Tombent pour faire place à ceux du lendemain. Mobile est l’océan, ainsi le genre humain. ”
