Louis Fréchette,
Feuilles volantes
“ Au mois de mai, doux mois où fleurit la cerise, Dans les bosquets tout blancs où l’on s’est attardé, On hume les parfums vernals, et l’on se grise Dans un flot virginal d’effluve débordé.Le temps passe ; et, plus tard, on voit avec surprise, Sur un rameau pliant, de soleil inondé, Le fruit lourd et vermeil, que balance la brise, Briller robuste et mûr sur l’arbre fécondé.Cousines, bénissons le ciel ; la vie humaine Est comme la nature : un bon ange ramène Par un autre chemin le bonheur qui s’enfuit. ”
