Hippolyte Violeau, Mes loisirs : poésies (1840)
“ Mai qui, jetant partout sa verdure et ses fleurs, Même sur un tombeau garde son doux sourire! Oh ! moi je veux chanter le printemps de retour : Portons, muse, portons une offrande à l'amour. Oui, le beau mois de mai c'est l'âme qui s'éveille! Chaque branche frémit sous le nid d'un oiseau ; Mille cris de bonheur enchantent notre oreille; Des paroles d'amour coulent au bruit de l'eau. Un ange aux blonds enfants apprend de douces choses; L'adolescent rêveur soupire à son réveil; Et le vieillard, cherchant une place au soleil, Redevient jeune encore en regardant les roses. ”
