Alphonse-Marie-Joseph Germain-Lacour

Élements biographiques

Portrait de Alphonse-Marie-Joseph Germain-Lacour Alphonse-Marie-Joseph Germain-Lacour Les temples vides (1891)

Car l'amour n'est pas fait pour les âmes banales; C'est un présent du ciel qui ne vient point à tous.
Ils ont pu t'appeler aux Fêtes saturnales, T'attendre où leurs baisers te donnaient rendez-vous.
Et peut-être y vins-tu, pauvre Ame désolée, Sœur de don Juan, cherchant comme lui l'Idéal, Quand tu voulus enfin, lasse d'être isolée, Après les froids hivers connaître Floréal.
Car tu ne savais pas, toi qui voulais des roses, Qu'aucun rêve jamais ne fleurirait leur cœur, Et que jamais en eux, fronts étroits, lèvres closes, Les divines chansons ne chanteraient en chœur.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse-Marie-Joseph Germain-Lacour Alphonse-Marie-Joseph Germain-Lacour Avec des rimes : rimes éparses… (1885)

Ce petit écureuil pensait en darwiniste.
Pauvre écureuil ! En vain ce désir-là te mord;
Il te fait signe en vain, l'abîme où tu te penches ;
T'élancer dans ce vide, hélas! serait ta mort !
On n'est pas un oiseau pour vivre dans les branches!
Ne te consume pas en un stérile effort;
Contente-toi du rêve aux sublimes revanches...
L ECUREUIL 41
Or voici qu'en un piège embûché sous ses pas Notre écureuil un jour s'aventure. Il y reste. (L'homme est plus fin encor que l'écureuil n'est leste.) A ce piège peut-être il trouvait des appas.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse-Marie-Joseph Germain-Lacour Alphonse-Marie-Joseph Germain-Lacour Les temples vides (1891)

LE jeune amour, pour s'apaiser, Dédaigne l'âme et vole aux lèvres ; C'est l'heure des ardentes fièvres; Rien n'existe que le baiser.
Ce n'est que plus tard, bien plus tard, Qu'un double mystère nous touche : Le sourire éclos sur sa bouche, Au fond de ses yeux, le regard.
Hélas! on n'y rêve qu'après, Et quand elle a fui, l'amoureuse!
Elle a fait notre bouche heureuse.
Notre cœur a bien des regrets !
Ah! que c'est peu d'avoir aimé Ses yeux bleus et sa bouche rose, Quand on songe à cette autre chose, Si lointaine en son cœur fermé!
Source : Gallica

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