Alphonse-Marie-Joseph Germain-Lacour,
Les temples vides
(1891)
“ Car l'amour n'est pas fait pour les âmes banales; C'est un présent du ciel qui ne vient point à tous. Ils ont pu t'appeler aux Fêtes saturnales, T'attendre où leurs baisers te donnaient rendez-vous. Et peut-être y vins-tu, pauvre Ame désolée, Sœur de don Juan, cherchant comme lui l'Idéal, Quand tu voulus enfin, lasse d'être isolée, Après les froids hivers connaître Floréal. Car tu ne savais pas, toi qui voulais des roses, Qu'aucun rêve jamais ne fleurirait leur cœur, Et que jamais en eux, fronts étroits, lèvres closes, Les divines chansons ne chanteraient en chœur. ”

