Marguerite Vigier, Les effeuillements (1920)
“ Mon amour, mon amour immortellement tendre Survivra à la tombe et son glaive levé Vengera de l'oubli ma misérable cendre, Le rêve que jamais il n'a osé rêver. Mon amour se dressant en son terrible deuil, Immobile et sacré dans la pâleur du jour, S'arrêtant, mon ami, en larmes sur ton seuil, Du cœur qui ne bat plus fera l'aveu d'amour. Et c'est lorsque les ans l'auront mis en poussière, Ce cœur qui t'adorait, que tu ne connus pas... Que tu iras, un soir, lui dire au cimetière Ton amour repentant qu'il ne connaîtra pas. ”
