Virginie Nottret

Résumé

Virginie Nottret Simples historiettes pour l'enfance (1853)

Ah! si monsieur Dombasle ne s'était pas trouvé sur mon chemin dans la vie, je serais maintenant riche, heureux, considéré.
— Voilà qui est de plus en plus étrange ; il n'y a pas en douter; un lien mystérieux unit nos deux familles, car vous venez de prononcer le nom de mon mari.
Edmond Dombasle!
— Edmond Dombasle est son frère.
— Ah! c'est le scélérat le plus infâme que la terre ait jamais porté.
Madame Dombasle pâlit, et son front se pencha vers la terre; ces mots l'avaient frappée au coeur.
Source : Gallica

Virginie Nottret Simples historiettes pour l'enfance (1853)

Vous connaissez tous l'inimitié qui a existé entre mon frère et moi ; vous l'avez vu cesser sans en connaître les motifs, eh bien ! ce tableau est un instrument dont la Providence s'est servie sans doute pour ramener la concorde entre nous. Il est l'ouvrage de mon fils : difficultés de tout genre, travail, fatigue, rien n'a rebuté le pauvre enfant, animé par le but qu'il poursuivait. Un jour enfin, il est venu tout ému déposer à mes pieds cette toile où, à force de peine et d'efforts, il était parvenu à retracer un souvenir d'enfance qui devait faire impression sur mon coeur.
Source : Gallica

Virginie Nottret Simples historiettes pour l'enfance (1853)

Madame Dombasle trouva dans madame Berthold une amie dévouée, dont la société vint remplir le vide que faisaient parfois autour d'elle le caractère peu expansif et les nombreuses occupations de son époux. Toutes deux, douées d'une piété sincère et profonde, n'avaient qu'un seul but, l'accomplissement de tous leurs devoirs d'épouse et de mère; aussi, leurs enfants grandirent-ils sous leurs yeux parés des grâces de leur âge et des plus aimables vertus. Noémie et Eveline devinrent deux jeunes filles charmantes, et restèrent unies par les liens d'une tendre amitié.
Source : Gallica

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