Résumé

Louise Babeuf Quinze Jours au Raincy, ou les Vacances bien employées… (1847)

AU RAINCY. 49
— L'autre jour encore tu disais à Lucy qu'il fallait deux jours pour venir au Raincy.
— Oh! mais avec ma soeur c'est pour rire ; et puis, je lui disais cela parce qu'elle est si niaise qu'elle croit tout ce qu'on lui dit.
— Tu nommes sa droiture de la niaiserie; moi, je pense que c'est de la confiance. Il n'y a de coupables que ceux qui abusent de sa croyance pour lui faire des contes. Réfléchis un peu et dis-moi si tu n'as pas manqué de bon sens en voulant être plus perspicace que les autres.
Source : Gallica

Louise Babeuf Quinze Jours au Raincy, ou les Vacances bien employées… (1847)

Tiens, vous n'apportez rien !
— Nous avons commandé ce qu'il nous faut pour demain ; et en disant cela, madame Dubois s'assit, tira de ses poches des petits pains, la bonne en fit autant, et madame Allain procéda à l'ouverture du paquet mystérieux.
— Quel beau saucisson! dit Marguerite d'un air étonné; je n'aurais jamais cru que ce fût le déjeuner.
— Et pourquoi?
—Parce que je pensais qu'Annette m'avait fait un conte.
— Tu juges les autres d'après toi, ma fille.
—Oh! ma mère, moi, je ne trompe jamais personne.
Source : Gallica

Louise Babeuf Quinze Jours au Raincy, ou les Vacances bien employées… (1847)

Il fut tiré de ses sombres réflexions par un léger coup de règle sur les doigts; il leva la tête et vit un jeune homme qui lui dit en souriant : « Ici, mon petit monsieur, on ne met pas les coudes sur la table ; les heures doivent être mieux employées : prenez vos livres, mon enfant, et mettez-vous à l'ouvrage.
— Quel est donc cet homme? dit Emmanuel à ses voisins qu'il n'avait pas daigné regarder.
— C'est M. Hébert, notre professeur.
— Pourquoi n'est-ce pas M. Rigaud qui nous instruit, comme les autres ?
— C'est que M. Rigaud ne fait que la classe des grands. »
Source : Gallica

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