Résumé

Léon Guérin Les Bons petits garçons, histoires pour la jeunesse… (1850)

Et vous, de mon Alfred, enfants, ayez mémoire. Êtes-vous comme moi ? mais je me prends à croire Que si de jours meilleurs Dieu m'avait répondu, Choisissant comme Alfred quelque ami, quelque frère, J'aurais ainsi ravi quelque être à la misère; Afin qu'il m'eût, tout dû.
N'oubliez pas non plus que donner est facile, Mais que pour bien donner la tâche est difficile : Car l'homme est fait d'orgueil, et l'orgueil est de fer. Gardez que, se levant un jour à vôtre approche, On ne vous jette au front un pain que le reproche Aurait fait trop amer.
Source : Gallica

Léon Guérin Les Bons petits garçons, histoires pour la jeunesse… (1850)

LES DIX FRANCS D'ALFRED. 4 5
Et le vieillard qui prie, et dont la tête est nue, Enfants, le bon vieillard, ployé sous les douleurs,
Au son de votre voix connue, Sourira, car c'est vous qui sécherez ses pleurs ; Et celles qu'on rencontre à genoux sur la route, Les mères qui n'ont pas de pain pour leurs petits,
Diront : « C'est le bon Dieu, sans doute, Qui vous adresse à nous, anges du paradis ! Et leurs petits, surtout ceux qui n'ont plus de pères, Leurs tout petits enfants ne diront plus : « J'ai faim ! »
Source : Gallica

Léon Guérin Les Bons petits garçons, histoires pour la jeunesse… (1850)

« Oh! laissez-moi! laissez-moi! par pitié, laissez-moi passer, dit-il à ceux qui l'arrêtaient, laissez-moi m'approcher de mon bienfaiteur, de celui à qui je dois l'honneur de mon père, l'aisance de ma mère, toute ma fortune, tout ce que je suis enfin !
— Laissez passer ! ajoute d'un accent tonnant quelqu'un qui se trouvait auprès de Pierre. »
Et alors la foule s'ouvre, et, comme par un magique instinct, se fait attentive et muette.
Source : Gallica

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