Résumé

Léon Guérin Les voix naïves : contes moraux en vers destinés à la jeunesse (18..)

« Paul ! Paul ! ah! que vas-tu faire ?
Tu pars!. Derrière toi, regarde: c'est ton père, C'est ta mère et ton chien. N'écoute que ma voix: Paul ! Oublier ton chien, c'est la première fois !
Tu fais mal, oui, bien mal ! Ah ! ne suis pas ton frère. »
Mais Paul ne m'entend plus, Paul a suivi Césairc.
De rochers en rochers ils gravissent tous deux, Et, sans s'inquiéter, montent à perdre haleine.
De votre faute, enfants, vous porterez la peine : Sans les en avertir, disparaissant loin d'eux, On ne rend pas en vain ses parents malheureux.
Source : Gallica

Léon Guérin Les voix naïves : contes moraux en vers destinés à la jeunesse (18..)

Car il n'est, croyez-moi, rien qui charme et console Comme de mettre aux mains du pauvre son obole.
Or, c'est là, ce n'est pas dans les palais dorés,
C'est là, si ce n'est, plus dans les champs adoics Qui, vous ayant vu naître, ont nourri votre enfance, C'est là qu'est le bonheur à l'abri de l'offense.
Heureux qui comprenant les plaisirs ignorés Et tout prêt à quitter ce monde fait d'orages, Honnêtement s'amasse ainsi quelques ombrages !
Ni trône, ni flatteurs, ni le grand appareil D'un équipage altier: il n'a rien qui l'abuse; Rien, pas même la fête à l'éclat faux qui s'use; Il a mieux.
Source : Gallica

Léon Guérin Les voix naïves : contes moraux en vers destinés à la jeunesse (18..)

Aussi je n'irai point, prenant des airs d'oracles, Au nouveau-né des rois faire un mont de miracles, De merveilles sans fin. Dieu seul peut tout cela Qui peut seoir l'avenir où le passé croula.
Mais, pour qu'il suit, l'enfant, d'abord aimable et sage,
Pour qu'il donne à sa mère un doux contentement, Pour qu'à la tendre aïeule il sourit tendrement, Pour qu'il ait la raison bientôt, puis le courage, Pour qu'il sache, au besoin, porter les temps d'orage, Pour qu'il ait en dégoût l'égoïsme fatal Qui vit des pleurs de tous et mène un peuple à mal
Source : Gallica

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