Henri Delavenne, Petite anthologie des écoles et des pensionnats… (1877)
“ L'Oiseau-mouche. Il est si petit qu'il se perd Quand du soir souffle la risée ; Par une goutte il est couvert, Par une goutte de rosée. Du chasseur il brave le plomb, Car où l'atteindre? Il est si frêle Et si léger, qu'un cheveu blond Pèse plus à l'air que son aile, Il s'endort au milieu des fleurs ; Quand il vole de tige en tige, Avec son chant et ses couleurs, Il semble une fleur qui voltige. Il voit pâlir son vermillon Si la main d'un enfant le touche; Il est moins grand qu'un papillon, Un peu moins petit qu'une mouche. GOZLAN. L'Ange perdu. ”
