Pierre Dupont

Pierre Dupont

Résumé

Portrait de Pierre Dupont Pierre Dupont Les Deux anges : poème (1844)

L'herbe le dit au chêne, et la prairie au bois; Je l'entends, quand la brise, insensible prélude Des concerts qu'aux forêts font murmurer les vents, Gémit dans les rameaux ou doucement expire ; Et l'oiseau qui gazouille, et l'onde qui soupire Célèbrent ce grand nom, l'âme de leurs accents.
Et je bénis celui qui me donna d'entendre
Ce langage sublime, énigme pour plusieurs,
Que la Nature parle au coeur simple, au coeur tendre.
Et qu'elle aime à voiler aux sceptiques railleurs.
Oh ! qui me l'enseigna ce dialecte étrange
Dont souvent le vrai sens échappe à l'oeil mortel ?
Source : Gallica

Portrait de Pierre Dupont Pierre Dupont Les Deux anges : poème (1844)

Emmanuel fut triste après ces visions. Pourquoi t'épouvauter de ces illusions, Lui disait le serpent : ce sont de purs mensonges Que ces avis du ciel qui viennent par des songes. Le bon ange à son tour lui répondait tout bas Laisse ton ennemi t'attaquer, et combats. Songe au cercle de feu qui couronne ta mère, Au laurier verdoyant qui ceint le front d'Homère, Aux lugubres éclairs, au foudroyant regard Que lançait contre toi l'oeil serein du vieillard; A Marthe qui d'un mot, d'une tendresse extrême, A sa lèvre entr'ouverte arrêtait l'anathême.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Dupont Pierre Dupont Les Deux anges : poème (1844)

Pendant qu'il sommeillait, cette mère si tendre, Le contemplait encor, ne pouvant plus l'entendre, Et suivait de son coeur le mouvement léger. Les parfums que répand la fleur de l'oranger, Quand sa corolle s'ouvre aux baisers de la brise, Auraient été moins doux à cette mère éprise Que le souffle exhalé de ces lèvres d'enfant. Elle s'extasiait et, d'un air triomphant, Semblait dire : « Voilà ce dont je suis maîtresse, « Nul ne peut arracher mon fils à ma tendresse ; « Le ciel me l'a donné doux et beau comme il est ! »
Source : Gallica

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