“ Est-il, pour réfléchir ton ciel qui s’illumine, Un regard où reluit la tristesse divine, Un regard anxieux et fier, au mien pareil ? Nourris-tu des vivants de qui l’âme profonde Te contient tout entier dans elle-même, ô monde ! Et qui sont ta vertu, ta splendeur et tes dieux ? N’as-tu pas enfanté des rois, frères des hommes, Qui, superbes, hardis, pensifs, tels que nous sommes, Seuls portent haut leur front et regardent les cieux ? ”
Simonie
Définition et enjeux
La simonie désigne historiquement la vente de bénéfices ecclésiastiques, pratique condamnée par l'Église catholique. Ce thème a été abordé par plusieurs auteurs, tels que Robert de la Sizeranne, qui évoque la communion spirituelle avec les masses, ou Eddy Lévis, qui médite sur la vie humaine comme un cycle de joie et de douleur.
André Fribourg souligne l'importance de s'immerger dans l'âme collective pour créer, tandis que les textes de la Revue des Deux Mondes mettent en avant l'harmonie entre l'individu et le monde. Ces approches mettent en lumière une préoccupation centrale : la tension entre l'âme et les structures sociales ou religieuses.
Citations sur “simonie”
Joseph Texte, Revue des Deux Mondes
“ Ceux dont l’enfance avait forgé des paradis, Dont l’intrépide enfance et l’audace féconde Avaient lancé d’un bout à l’autre bout du monde L’essaim subtil et prompt des rêves enchantés ; Et ceux-là même, épris de tranquilles beautés, Qui sur les mouvemens de grâce et d’harmonie Avaient réglé le cours de leur calme génie, Tous trouvaient sous leurs pieds, libres de s’en saisir, Une argile plastique au gré de leur désir. ”
André Theuriet,
Les Saisons (A. Theuriet)
“ Donnaient des airs de rois, même aux plus misérables ? Pourquoi ces yeux en fête et ces seins en émoi, Pourquoi tant de bonheur au monde et rien pour toi, Rien que la solitude et le deuil des pensées ? Que fais-tu dans la vie ? ”
Eddy Lévis, Flèches perdues (1898)
“ Voyons sur chaque trame Humaine, le destin sur lequel brode l'âme : Notre esprit se renferme en un étroit contour, Un grand cercle est tracé, nous en faisons le tour, Puis après nous mourrons ! Ce cercle, c'est la vie; C'est-à-dire la joie et la douleur, l'envie, Le désir, le baiser, les larmes, les pardons, L'orgueil, la vanité. Les instincts et les dons, La volonté, la peur, la raison, la vaillance, Tout se mêle en un être et fait une existence ! ”
André Fribourg, Revue des Deux Mondes
“ Que ton âme soit en communion avec l’âme de cette foule. Comprends-la, sens-la, devine-la, suis-la dans ses souplesses, dans ses abandons et dans ses colères ; sache saisir son esprit et son humeur, car cette humeur et cet esprit collectifs sont des phénomènes profonds et sans âge, semblables au bruit de la forêt et de la mer. Tu dois te plonger en elle pour faire œuvre humaine et vibrer avec elle, comme tu dois plonger dans la nature et trembler au vent avec les feuilles des arbres. ”
Robert de la Sizeranne, Revue des Deux Mondes (1897)
“ La franchise de cœur et la gracieuseté, et la confiance ininterrompue et l'amour partagé, et la vue de la paix des autres, et la part prise à leurs peines, toutes ces choses et le ciel bleu au-dessus de vous, et les douces eaux, et les douces fleurs de la terre au-dessous, et les mystères et les présences innombrables des choses qui vivent, peuvent encore être vos richesses ici, — richesses sans tourments et divines, pleines de ressources pour la vie qui est présente et peut-être point sans promesses pour la vie qui est à venir. ”
Mlle de Sasserno, Femmes-Poëtes de la France
“ La nature met son sourire, Sa grâce pudique en tout lieu. Sa voix ineffable soupire, Et l’on sent le souffle de Dieu. Oui, pour le penseur solitaire, Tout est extase, enivrement ; Tout est harmonie et mystère, Amour, sublime enseignement ! ”
Edouard Schuré,
Revue des Deux Mondes
“ Sa puissance se voilait d’un sourire suave, le charme d’un rêve ineffable plana sur sa vie et enveloppa ses pensées comme ses actions d’une merveilleuse harmonie. Droiture de cœur, richesse, de l’âme, clarté et hauteur d’un esprit transcendant, voilà son génie en trois mots. ”
Philarète Chasles,
Revue des Deux Mondes
“ La chaleur du soleil, la vie de la nature, la beauté mystique de l’ame et l’ardente force du sang se reproduisaient sur leurs toiles. Les chances de l’existence humaine et les variétés phénoménales des passions se jouaient dans leurs drames, la majesté de la volonté humaine dans leurs histoires. ”
Grébus, Discours prononcé par M. Grébus… (1860)
“ N'est-ce rien que cette chaleur dont ils ont ranimé notre coeur? N'est-ce rien enfin que cette douce et pure image qu'ils nous lèguent et que ce lien nouveau qu'ils forment entre nous et le monde invisible? ”
Gérard Walch, Anthologie des poètes français contemporains
“ Et que j’ai transmigré dans des formes sans nombre, Et que mon âme était, sous tous ces corps divers, La conscience, et l’âme aussi, splendide ou sombre, Qui rêve et se tourmente au fond de l’univers ! ”
Valérie Masuyer, La Reine Hortense et le prince Louis
“ Il disait que « la vie, l’âme, étaient comme une lettre dont tout le monde voit le dehors, l’adresse, l’enveloppe, et qu’une seule personne lit, parce que l’âme ne se fait comprendre qu’à une seule âme ! » ”
“ Qui modère la vie et gouverne les mondes, Tu chantais, devinant les essences profondes, La beauté, la douceur, la grâce et la vertu. Mais le clair horizon s’assombrit : tout s’est tu ; L’ombre triste du soir traîne dans les ravines. ”
Louis Gillet,
Revue des Deux Mondes
“ Qui n’a goûté, devant ces œuvres d’une harmonie suprême, le sentiment d’une existence élevée par la magie du rythme à une hauteur contemplative, la présence d’une humanité réelle et supérieure, d’un monde fraternel, idéal à la fois ? ”
Edmond About,
Les mariages de province
“ Mais ce qui par moments l’illuminait d’une splendeur incomparable, c’était la beauté morale d’une âme droite, le tableau d’une vie pure, d’un dévouement continu, de sacrifices accomplis dans l’ombre et d’une longue solitude fièrement traversée. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Faust
“ Comment les cœurs à lui viennent-ils se soumettre ? Comment des éléments dispose-t-il en maître ? N’est-ce point par l’accord, dont le charme vainqueur Reconstruit l’univers dans le fond de son cœur ? ”
Auguste Barbier,
Revue des Deux Mondes
“ Comme dans l’épopée, les caractères et les passions sont mis en relief par les évènemens, et les évènemens sont encadrés dans la nature, les mœurs et les coutumes des peuples ; mais les évènemens, les mœurs des nations et les beautés de la nature ne sont que des moyens de faire valoir et saillir le principal, les caractères et les passions. Les faits, les coutumes et le paysage ne sont que l’accessoire. ”
Félix Servan, Claudia, ou Les prières d'une jeune fille (1833)
“ On sentait que, là, quelque âme douce, passionnée, quelque imagination brûlante, pouvait méditer à l'aise, oublier un monde banal, pour rentrer dans le monde de ses visions; pouvait renouveler sa vie, et vivre cent ans de bonheur dans quelques minutes et dans un rêve. ”
Hippolyte Taine,
Les Origines de la France contemporaine…
“ Il s’agit de revenir à la nature, d’admirer la campagne, d’aimer la simplicité des mœurs rustiques, de s’intéresser aux villageois, d’être humain, d’avoir un cœur, de goûter les douceurs et les tendresses des affections naturelles, d’être époux et père, bien plus d’avoir une âme, des vertus, des émotions religieuses, de croire à la providence et à l’immortalité, d’être capable d’enthousiasme. ”
Jacques-André Mérys, Revue des Deux Mondes
“ En recueillant mes impressions et mes idées, les émanations de mon âme, il me semble que je multiplie chacune d’elles par toutes les autres et que je réunis les élémens de ma vie future même au-delà de ce monde... ”
Marie-Jeanne Riccoboni,
Sophie, ou le mariage caché
“ Une simple demeure, Loin du monde & du bruit, Qui nous offre à toute heure, L’objet qui nous séduit : Pour notre ame ravie, C’est un bien suffisant ; Point de maux dans la vie, Si le cœur est content. ”
Alphonse de Lamartine,
Voyage en Orient
“ C’est une de ces impressions les plus infinies et les plus pesantes qu’une âme poétique puisse supporter. Tout s’y mêle, l’homme et Dieu, la nature et la société, l’agitation intérieure et le repos mélancolique de la pensée. ”
“ Si le ciel veut que parmi eux se rencontrent des âmes charitables et passionnées de commisération pour ce qui souffre, des esprits élevés, amoureux de la liberté, des cœurs éloquents et chaleureux, des caractères résolus, des femmes réunissant la beauté, l’esprit et la bonté, combien sera féconde et puissante l’harmonieuse union de toutes ces idées, de toutes ces influences, de toutes ces forces, de toutes ces attractions groupées autour de cette fortune de roi qui, concentrée par l’association et sagement régie, rendra praticables les plus admirables utopies ! ”
H. Remy de Simony, Méli-mélo ! : poésies (1895)
“ Je serais, ma foi, fort capable De pérégriner tout un jour, Me laissant bercer, tour à tour, Par le charme indéfinissable Qui monte du coeur au cerveau, Quand la jeunesse qu'on évoque, Soudain, fait revivre l'époque Où tout était riant et beau Et la douce mélancolie, Qui traverse les songes d'or, Vous disant que, quelque part, dort L'être chéri que l'on oublie...! ”
Fredrika Bremer,
La vie de famille dans le Nouveau-Monde
“ C’est pourquoi je vois dans les phénomènes variés de la vie, dans tout ce qui est ténèbres, chaos, dans toutes les étoiles, dans toutes les larmes, des figures harmonieuses, l’étoile éternelle, enfant de l’harmonie, l’univers futur de Dieu, le royaume futur de l’homme, et je pleure tout en étant ravie. ”
L.-M. Jehan, Idoles et visions, préface par Paul Perret (1884)
“ Que peuvent donc sur mon coeur, la beauté De l'aimable nature, Le sourire enchanté D'une âme jeune et pure ? Ce qui passe et n'est plus, ne peut remplir mon coeur ! L'Infini peut, lui seul, combler sa profondeur ; L'infini, c'est vers lui que tout mon être aspire Pour lui que mon âme soupire !... ”
George Sand,
Revue des Deux Mondes
“ Miroir limpide, création incompréhensible de la pensée infinie, paisible flambeau enchaîné au flanc de la terre ta souveraine, pourquoi répands-tu dans les abîmes du ciel cette plainte éternelle ? pourquoi verses-tu sur les habitants de la terre une influence si douce et si triste à la fois ? Es-tu un monde fini ou une création inachevée ? Pleures-tu sur une race éteinte, ou es-tu en proie aux douleurs de l’enfantement ? ”
Henri-Joseph Dulaurens, Imirce, ou la Fille de la nature (1765)
“ Vos cœurs, agités par l’intérêt ou la faveur, le cherchent en vain dans ces palais somptueux, dans ces spectacles puérils, dans ces coteries plates et tumultueuses ; remuez vos bras, refluez dans les campagnes ; c’est dans le cœur de ces hommes rustiques que vous trouverez le bonheur ; rapprochez-vous de la Nature, répondez à ses vœux, remuez vos bras, et vous verrez naître aussitôt le jour de la félicité. ”
“ Je passe et je ris de ton monde de poëte endormi. Le vrai monde que je conduis, c’est la pensée. Le tien n’est qu’un rêve. Ton Éden est vide, et la vie des choses sans celles des êtres pensants, n’est qu’un néant paré pour quelques fêtes de spectres. Écoute et crois, je suis la voix de l’humanité qui s’éveille, je suis la fête et le chant, le cri et le cantique de la vie. ”
“ La vie toute fleurie. Et le soleil rayonne au ciel, Dans les fleurs pousse le miel, Les oiseaux chantent, Le flot des êtres flue dans les sentes, Et les pensées propices Sereinement s’épanouissent. Alors sourdent les nobles gloires, L’âme respire aux encensoirs, Le cœur règne, Et de l’illusion l’esprit s’imprègne. ”
“ Peut-être regretteras-tu ton monde à toi, ton monde idéal que tu créais pour toi, que tu peuplais pour toi ; ton monde où tu étais souveraine, où, évoquant vingt avenirs, tu pouvais, insouciante et capricieuse, les effacer d’un souffle. ”
Victor de Laprade,
Odes et Poèmes
“ Aujourd’hui, ces poésies animées de votre souffle vont se produire dans un monde où vous n’êtes plus ; à tous ceux qui leur feront accueil, je veux qu’elles rendent témoignage de l’abondance de vie que mon esprit a reçue du vôtre. ”
Charles Des Granges, Poésies (1845)
“ Bénissons la clémence, Et célébrons de cœur, Avec magnificence, L'œuvre du Créateur!. Le moindre des humains qu'a formé ta sagesse, Reconnaît ta puissance, et dit avec tendresse : Que l'Eternel est bon! Comment ne pas chanter, quand l'astre, chaque année, Fait croître la verdure encor toute fanée Par la froide saison. Bénissons la clémence, etc. Avec ton tendre amour et tes soins adorables Tu pourvois aux besoins qui nous sont convenables Par la fertilité. De jour en jour, l'on voit tous tes bienfaits suprêmes Se succéder sans fin ; aussi les méchans mêmes Eprouvent ta bonté. ”
Félix Simon, Au chemin de la vie (choix de poèmes… (1929)
“ Tu mourus nous laissant résigné, sans envie, Ces sublimes accents qui sont toute une foi. Puissent nos coeurs toujours retenir ce programme ! Les peuples engagés dans une sombre trame Ne veulent plus fixer les horizons divins ; Et cependant du mal pour écarter les voiles, C'est en montant, plus haut, plus haut, dans les étoiles, Qu'ils sauront retrouver du Bonheur les chemins. LE GÉNIE En main la torche ardente, étincelant de flamme, Le front pur, Haut dressé vers le ciel, il plonge dans l'azur Son regard scrutateur où resplendit son âme. ”
A. Brizeux, Revue des Deux Mondes
“ « Ainsi, mes chers amis, faites un long silence « Et pesez avec soin les mots dans la balance. « J’ai cru, dans ce travail, tomber à chaque pas « Car le cœur est fidèle et l’esprit ne l’est pas. » ”
“ Votre cœur dort. Croyez-vous qu’un homme de génie, seul, puisse l’éveiller ? Le bonheur, ma chérie, habite une sphère moyenne et tempérée. Les grands vents, le grand soleil, flétrissent vite sa douce fleur. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Œuvres de Goethe
“ Je rentre en moi-même, et j’y trouve un monde, mais de pressentiments et de vagues désirs, plutôt que de réalités et de forces vivantes. Alors tout flotte devant mes yeux, et je poursuis en souriant mon rêve à travers le monde. ”
Paul-Max Simon, Le monde des rêves (1882)
“ Efforce-toi intérieurement de trouver l'endroit du cœur où siègent toutes les facultés. Tu - ne rencontreras d'abord qu'obscurité et densité impénétrable. Mais, au bout de quelques jours et de quelques nuits, ô prodige ! tu goûteras une ineffable jouissance. Car alors l'esprit voit ce qu'il n'a jamais vu, il perçoit une lumière éclatante entre le cœur et lui. ”
Abbé Dourdon, Le Salut et la gloire de la France… (1821)
“ Mais qui pourroit comprendre et expliquer les nuances infinies que cette merveilleuse faculté présente dans chaque homme, par sa vivacité, sa fécondité, la beauté, l'expression ou la vérité de ses tableaux? Tous les hommes ont un coeur : mais quelle différence, grand Dieu! dans leurs affections et dans leurs sentimens! Cette prodigieuse diversité est produite par la nature, par les climats, par la société, par les événemens, et surtout par la culture de l'esprit et du coeur. ”
Louis Richard, Miscellanées, poésies. I. Aspirations et inspirations… (1894)
“ Lui seul, le front brûlant, il veille, Rêvant, dans le silence et le cœur anxieux, La gloire pour son nom et des jours radieux Pour les êtres aimés dont la vie est sa vie, Et pour qui, sans compter, enfante son génie ”
Albert Le Roy,
George Sand et ses amis
“ Nés sous des cieux différents, nous n’avons ni les mêmes pensées ni le même langage ; avons-nous du moins des cœurs semblables ? Le tiède et brumeux climat d’où je viens m’a laissé des impressions douces et mélancoliques : le généreux soleil qui a bruni ton front, quelles passions t’a-t-il données ? ”
J. Raffault, Éléments de sociologie. Textes choisis et ordonnés… (1930)
“ Qui dira d'où viennent subitement au coeur à certaines heures l'abondance et la vie, l'allégresse et le courage ? Peut-être d'un rayon qui à glissé en nous et qui, doucement au fond de notre âme, a préparé une éclosion de joie. ”
Ernest Zyromski, Eugénie de Guérin (1921)
“ C'est pourquoi devant les grandes pensées qui passent et s'offrent, ces âmes résonnantes s'ouvrent, comme la fleur à la joie de l'aube. Dans cette lumière et cette grandeur où elles se déploient comme dans leur royaume, ces âmes simples et triomphales accueillent la confidence des forts. ”
Louis-Marie Meschinet de Richemond, Les marins rochelais : notes biographiques… (1906)
“ Là aussi on trouverait la vie humaine, la vie intime, avec ses scènes les plus variées et les plus dramatiques, le cœur humain avec ses passions les plus vives, comme les plus douces, et de plus un charme souverain, le charme de la réalité. ”
“ Il est des jours de paix, d’ivresse et de mystère, Où notre cœur savoure un charme involontaire, Où l’air vibre, animé d’ineffables accords, Comme si l’âme heureuse entendait de la terre Le bruit vague et lointain de la cité des morts. ”
Alphonse de Lamartine,
Les grands hommes de l'Orient…
(1865)
“ Son paradis, rêve d'un coeur sensuel, rassembla tout ce qui, dans le monde futur, répondait le mieux aux félicités d'un peuple guerrier, méditatif, pasteur et voluptueux dans le présent, un oasis ou jardin, où l'ombre, les eaux, les fleurs, les fruits, les oiseaux chantants berçaient l'éternelle oisiveté d'une existence sans travail, et où des vierges ou épouses célestes d'une beauté divine prodiguaient aux élus l'ivresse renaissante de l'amour. ”
Victor Hugo,
Les Contemplations
“ Vers ce grand ciel clément où sont tous les dictames, Les aimés, les absents, les êtres purs et doux, Les baisers des esprits et les regards des âmes, Quand nous en irons-nous ? quand nous en irons-nous ? Quand nous en irons-nous où sont l’aube et la foudre ? Quand verrons-nous, déjà libres, hommes encor, Notre chair ténébreuse en rayons se dissoudre, Et nos pieds faits de nuit éclore en ailes d’or ? ”
