Paul-Max Simon

Résumé

Paul-Max Simon Le monde des rêves (1882)

Quoi qu'il en soit, on voit que si l'usage de l'alcool peut être tout d'abord une source de sensations agréables, il arrive au bout d'un temps plus ou moins long que la maladie surgit et que l'hallucination qui s'impose remplace la vague rêverie ou la béate quiétude que cherchait le buveur. Quel que soit l'agent employé, ce n'est donc jamais sans danger que l'homme s'efforce, d'une façon plus ou moins inconsciente ou avec un dessein arrêté, de substituer un monde factice au monde réel, les enchantements du rêve aux sévérités de la vie.
Source : Gallica

Paul-Max Simon Le monde des rêves (1882)

A cette question, nous répondrons que pour nous l'image que voit le somnambule est engendrée par les impressions tactiles qu'il continue à percevoir pendant son sommeil. Du reste, cette genèse des images visuelles n'est pas rare; on la rencontre dans nombre de rêves, comme je l'ai montré ailleurs. C'est ainsi qu'une sensation de chaleur partant des pieds d'un homme endormi lui fera rêver qu'il gravit les pentes d'un volcan et marche sur des laves incandescentes, que la constriction d'un de ses bras fait apercevoir à un autre un spectre qui le saisit et veut le traîner hors de son lit.
Source : Gallica

Paul-Max Simon Le monde des rêves (1882)

Quand la personne en proie au ragle voit dans les traces laissées par les animaux sur le sol les sillons d'une terre labourée, c'est ce genre d'illusion qui se produit; de même, lorsque les ombres portées par les objets sont prises pour des précipices; de même encore, quand le voyageur prend des rochers pour des édifices d'une architecture plus ou moins compliquée.
Mais bien que l'illusion forme, pour ainsi dire, la trame principale du délire sensoriel du ragle, il semble néanmoins qu'une partie des images perçues dans ce singulier état relève de l'hallucination pure.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature