Résumé

Caliste Cavalier Étude médico-psychologique sur la croyance aux sortilèges… (1868)

Parmi les premières, nous trouvons au plus haut rang l'existence, dans le pays habité par le malade, de la croyance à la sorcellerie. Pour que la conception des sortiléges puisse germer dans un esprit même malade, il faut de toute nécessité qu'elle lui ait été en quelque sorte infusée par un autre individu, ou qu'il l'ait puisée dans quelque lecture. Nul, en effet, pour si riche, pour si dévergondée que soit son imagination , n'est en état de faire jaillir cette conception toute formée comme Minerve, jadis, sortit tout armée du cerveau de Jupiter.
Source : Gallica

Caliste Cavalier Étude médico-psychologique sur la croyance aux sortilèges… (1868)

A leurs yeux, dit la relation, Feuillet est un monomane; mais en dehors de son idée dominante, il possède, d'une manière parfaite, la faculté du discernement; le sentiment du bien et du mal, du juste et de l'injuste, existe chez lui toutes les fois qu'il n'est pas sous l'influence de ce délire partiel, qui consiste-à se croire victime d'un sortilége auquel il ne peut échapper qu'en prenant des habits de femme. Si c'est sous cette influence qu'il a commis son double crime, Feuillet n'est pas responsable
Source : Gallica

Caliste Cavalier Étude médico-psychologique sur la croyance aux sortilèges… (1868)

« La magie , a-til dit, est un art de produire des effets par la puissance du diable ; la sorcellerie, ou maléficerie, est un art de nuire aux hommes par la puissance du diable. Il y a cette différence entre la magie et la sorcellerie, que la magie a pour fin principale l'ostentation et la sorcellerie la nuisance. »
Lors du fameux procès des possédées de Loudun, il est à tout instant question des magiciens; dans cette affaire, ils étaient à peu près assimilés aux sorciers véritables. Cette identification était dans le courant de l'esprit humain, et elle n'est pas encore complètement effacée.
Source : Gallica

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