Résumé

Dr Campagne Traité de la manie raisonnante (1869)

Elle est tellement ennuyeuse qu'aucune bonne ne veut l'approcher de près ni de loin. Son caractère acariâtre, difficile, intolérant, ne lui permet pas de rester quelques heures seulement sans critiquer ce qui se fait en sa présence ; toute la bonté, toutes les prévenances, tout le dévouement des personnes qui la soignent sont pour elle des égards non avenus, et, loin d'en être reconnaissante, Mme M. trouve constamment le moyen de tout dénigrer. Elle voit clairement qu'on cherche toutes les occasions de lui faire plaisir, de lui être utile ou agréable, et cependant elle n'en est point touchée.
Source : Gallica

Dr Campagne Traité de la manie raisonnante (1869)

Par moments son exaltation prend les proportions de l'agitation. Dans ces circonstances, le maniaque raisonnant déchire ses vêtements, bouleverse ou détruit sa literie, brise les meubles, crie de façon à inspirer la pitié des gardiens ou des autres aliénés, attire, par ses gémissements plaintifs ou rauques, l'attention de son entourage, pousse de véritables hurlements, se roule par terre, pleure, s'égratigne, et les injures se pressent sur ses lèvres écumantes. Peut-on demander une agitation plus vive, mieux accentuée ?
Source : Gallica

Dr Campagne Traité de la manie raisonnante (1869)

Par la surexcitation constante de son intelligence, par son caractère orgueilleux, égoïste, acariâtre, ergoteur; par son jugement essentiellement faux, et surtout par son manque de sens commun, de religion, de moralité, d'affection, etc., il est un type à part, un type extra-physiologique, qui appartient de plein droit au domaine de la pathologie. C'est un être disgracié, dégénéré, doué d'une organisation mentale incomplète, défectueuse, qui ne lui permet pas de vivre en liberté avec ses semblables. C'est un homme qui sera partout un véritable fléau, et qui doit mourir dans un asile d'aliénés.
Source : Gallica

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